09.02.2009
Motion
La motion présentée ne semblant pas être définitive, tenant compte des remarques que l'on trouvera en commentaire, j'ai préféré l'enlever... J'ai été victime de mon empressement, on voudra bien j'espère me le pardonner...
07.02.2009
Axel Kahn demande le retrait du décret
Sur Europe 1 ce matin, Axel Khan, le président de l'Université Paris Descartes demande le retrait du décret, après avoir été cité comme un soutien par le Président de la République.
Extraits. Le reste sur www.europe1.fr.
"j'ai été très sincèrement blessé" par les propos "dévalorisants" du Président à l'égard des chercheurs. C'était "injuste et blessant".
"La seule possibilité de discuter d'une évolution (...) c'est de retirer le texte (...). Puisque le président de la république a demandé mon avis qu'il m'écoute. Monsieur le président de la République vous n'arriverez pas à faire passer ce texte"
09:36 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.02.2009
Appel de Daniel Fasquelle, Député du Pas-de-Calais et Professeur de droit
Daniel Fasquelle, Député UMP, Professeur des universités, Doyen de la Faculté de droit de Boulogne-sur-mer demande à Valérie Pécresse d’entendre le message des enseignants-chercheurs et déposera une proposition de loi lundi sur le bureau de l’Assemblée Le projet de Décret de Valérie Pécresse a ouvert un débat utile sur le statut des enseignants-chercheurs. Nul ne conteste, en effet, que les choses peuvent et doivent évoluer. Il n’est pas normal, par exemple, que les tâches administratives, accaparantes et souvent ingrates, ne soient pas mieux prises en compte. On peut également légitimement s’étonner de ce que la recherche ne soit pas mieux valorisée et de ce que certains universitaires, fort rares du reste, n’aient ni activité administrative, ni activité de recherche en plus de leurs enseignements.
Il ne faudrait pas pour autant qu’à l’occasion de ce débat, on donne une image déformée de la réalité de l’université : les enseignants-chercheurs français sont dans leur immense majorité passionnés par ce qu’ils font. Ils ont appliqué sans rechigner un nombre incroyable de réformes au cours de la période récente dont certaines ont d’ailleurs considérablement accru les tâches d’examen et les charges administratives sans compensation - je pense, en particulier, à la semestrialisation et à la mise en place des master. Il est également inexact de dire que les universitaires ne sont pas évalués. Ils le sont, à titre personnel, au moment de l’accès à la maîtrise de conférences, à la HDR, au moment de devenir professeur ou pour passer dans un grade supérieur (passage à la première classe…). Ils le sont également à travers la formation ou le laboratoire qu’ils dirigent et qui n’est soutenu par l’université et par le ministère qu’après un examen approfondi du programme pédagoqique ou de recherche proposé. La modulation, dont on dit que les enseignants-chercheurs ne voudraient pas, existe également déjà puisqu’un universitaire qui accepte des responsabilités administratives peut bénéficier d’une décharge de service, certes insuffisante.
Mais si évaluation et modulation existent déjà d’où vient le malaise que l’on constate aujourd’hui dans les universités ? Il vient pour une grande part de ce que l’autonomie des universités, fondement de la loi que nous avons voté en 2007, si elle est souhaitable voire même indispensable à bien des égards, ne doit pas s’exercer au mépris des disciplines et de l’indépendance et de la liberté des universitaires. Au-delà des questions statutaires, c’est le modèle même de l’université qui est en cause, ce qui explique que des universités aussi sages que Paris 2, ou encore Strasbourg, Montpellier, Lyon 3 et bien d'autres, se mobilisent aujourd’hui comme rarement elles l’on fait dans leur histoire récente.
Pour sortir de l’impasse, deux voies sont possibles. La première, choisie par Valérie Pécresse, consiste à améliorer ce qui est proposé et à offrir des garanties supplémentaires à travers notamment une charte entourant la façon dont les présidents d’universités vont appliquer le décret. La seconde est plus ambitieuse et consiste à tout remettre à plat à partir d’un texte de loi qui offrira aux universitaires les garanties dont ils ont besoin.
La première piste d’amélioration, la plus modeste, si elle devait finalement être retenue doit, tout d’abord, aborder la question de l’évaluation. La Ministre prévoit l’intervention du CNU ce dont il faut se féliciter. Mais, pour fonctionner, l’évaluation suppose une réforme en profondeur de cette instance, y compris en ce qui concerne le nombre de sections. Cela implique également que celle-ci se voit confier de vrais moyens. La question est posée également des critères de l’évaluation, le danger existant d’une appréciation à partir de critères peu précis et peu efficaces (la quantité des travaux ne signifie pas leur qualité). Dans ces conditions, on comprend qu’il faille lier les deux réformes : celle du statut des enseignants chercheurs et celle du CNU tout en évitant des dispositions transitoires qui donneraient aux conseils scientifiques les pouvoirs du CNU avant que celui-ci soit en état de fonctionner dans sa nouvelle configuration.
Sur la promotion telle que prévue dans le décret, celle-ci doit être encadrée de plus de garanties : garanties pour les disciplines de se voir attribuer dans chaque université, sur le contingent pour lequel le CNU est saisi, des promotions en fonction de son poids dans l’établissement. L’intervention du Conseil scientifique, au sein duquel les grandes disciplines sont représentées, me semble également indispensable afin qu’il puisse donner son avis sur tout projet de promotion; garanties pour les enseignants qui passent par la saisine pour avis du directeur de la composante disciplinaire et par le contrôle du conseil d’administration sur le contingent non soumis au CNU.
Sur la modulation, il s’agit très certainement du point le plus délicat. En effet, le projet de décret prévoit d’imposer des enseignements supplémentaires au motif qu’un enseignant-chercheur ne fait pas de recherche ce qui est à la fois paradoxal et très certainement contraire au droit. Paradoxal car on va demander à celui qui est considéré comme un mauvais universitaire de passer plus de temps devant les étudiants ! Juridiquement contestable car il s’agit là d’une forme de sanction pour non respect des obligations sans que l’on ait respecté aucune des procédures normalement prévues dans ce genre de circonstances. Plutôt que de prendre ainsi le problème en aval, ne faudrait-il pas le prendre plutôt en amont et tant qu’à impliquer les acteurs locaux, n’est ce pas aux composantes et à leurs responsables de moduler, dans le dialogue avec l’universitaire, son service au début de chaque année tout en repensant le régime des primes pour inciter, par exemple, les meilleurs à choisir les amphithéâtres de première année, là où les étudiants sont les plus fragiles ?
On le voit, les questions posées ne sont pas des moindres. Ces questions ont fait l’objet de débats qui ont duré plus d’un an au Parlement quand, en 1896, au cœur de la 3ème République, il a été décidé que les universitaires ne seraient plus inspectés ni notés.
Partageant le constat fait par la Ministre et convaincu, comme elle, que les choses ne peuvent rester en l’état, je pense qu’une autre voie est possible pour améliorer le décret en projet qui offrirait plus de garanties qu'une " charte" n’ayant pas de valeur juridiquement contraignantE pour appliquer un décret qui, lui, s’imposera aux universitaires. Elle passe par le Parlement et par une loi qui, au visa du principe constitutionnel d’indépendance des professeurs d’université fixerait les grands principes auxquels la communauté universitaire est attachée. Je vais déposer lundi prochain une proposition de loi en ce sens.
Sur la base de cette loi, il sera possible, ensuite, de préparer plusieurs décrets qui appliqueront ces principes à valeur constitutionnelle et législative dans la concertation avec la communauté universitaire qui n’est pas hostile au changement, loin s'en faut.
Daniel Fasquelle
Professeur des Universités
Député du Pas-de-Calais
04:42 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note
05.02.2009
Supplique pour ne pas enterrer l'Université
Les enseignants-chercheurs ont l’image désastreuse de petites gens corporatistes, agrippés à leurs privilèges comme l'huître au rocher. Qui n’entend pas parler de ces « profs » qui font si peu de cours, ou qui mènent des recherches inutiles dans leurs laboratoires ? Qui ne sait pas que la France est mal représentée au classement de Shangaï, qui, pourtant, s’appuie notamment sur les articles publiées dans « Nature et Sciences » et sur le nombre de prix Nobel ? D’ailleurs, qui ignore que les profs sont toujours en grève ?
Cette image est pourtant fausse.
Je suis professeur de droit. Je ne travaille pas dans un laboratoire. Comme la plupart de mes collègues, je fais grève pour la première fois. Jamais je ne publierai dans « Nature et Sciences » - et pour cause - , et puisqu’il n’existe pas de prix Nobel en droit, je ne permettrai jamais à mon université d’être bien évaluée par « Shangaï ». Cela ne suffit pas à faire de moi un mauvais enseignant-chercheur.
La profession d’enseignant-chercheur est diverse, d’une discipline à l’autre. Le point commun de ceux qui la composent, Professeurs et Maîtres de conférences, et vacataires aussi, est le travail qu’ils ont accompli pour être dignes de l’Université, l’énergie qu’ils lui consacrent pour en rester dignes.
Pas plus qu’aucun de mes collègues, je ne me bats pour conserver des « privilèges ». Je ne suis même pas opposé à être évalué, pour peu que les critères de l’évaluation soient scientifiques et objectifs.
Or, que nous propose-t-on ?
On prétend évaluer les recherches des enseignants-chercheurs : pour ce faire, on laissera d’abord, dans les universités pluridisciplinaires, des juristes évaluer des chimistes, des chimistes juger des juristes…
Qui tirera les conséquences de cette pseudo-évaluation ? L’administration de l’Université. Peut-on croire un seul instant qu’elle tiendra compte de cette « évaluation » comique, et qu’elle tranchera sur des bases scientifiques et non financières, à l’heure où l’Etat coupe les vivres des universités sous prétexte d’autonomie ?
On prétend évaluer la pédagogie des enseignants chercheurs. Mais comment ? Exigera-t-on que chaque étudiant ait un master pour que le rendement soit bon ? Comment croire que le gouvernement se soucie de l’enseignement et de la pédagogie, quand un projet de décret sur la « masterisation des diplômes dévalorise la formation des instituteurs et professeurs du secondaire ? Comme croire qu’il s’en soucie, quand il fait de l’enseignement la sanction du chercheur mal évalué.
Le mauvais prof est au moins bon à donner des cours : voilà le sens du décret.
Phantasmes, et affabulations, dira Madame le Ministre. Mais elle sait bien que non : pourquoi promettre une charte de "bonne application", si le ce décret ne portait pas en lui les germes d’une crise profonde et peut-être fatale? Il y a quatre mille ans, dit-on, les dix commandements n'ont pas eu besoin d'une charte de bonnes pratiques...
20:25 Publié dans Autonomie des universités, Droit en général, Tribune, Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : grève, fac, faculté, université, éducation, enseignants, chercheurs
04.02.2009
Point de vue
On trouvera ci-dessous le point de vue de notre collègue Jean-François Césaro, Professeur de droit :
Le décret nouvelle version qui nous est proposée paraît encore plus inquiétant que le précédent.
En effet, il donne - a priori - le sentiment que le minimum de nos demandes, à savoir une évaluation nationale et disciplinaire de notre activité recherche, a été entendu.
La réalité est bien différente.
Un nouvel article (41,presque le dernier, comme quoi il faut lire le sujet jusqu'à la fin) a été intégré au décret qui prévoit qu'à titre transitoire (jusqu'en 2012) l'évaluation de la recherche sera confiée à l'échelon local au Conseil Scientifique de la Faculté.
Autrement dit, la réforme du CNU qui devait nous garantir une évaluation nationale sérieuse est reportée temporairement (aux calendes...?). Les juristes savent parfaitement que les mesures présentées comme provisoires ou expérimentales ne le sont jamais, ce
n'est qu'un moyen politique de faire avaler un breuvage amer à ceux qui n'en veulent pas.
Dans l'attente on nous propose "une charte" pour nous "rassurer". Ici encore un juriste n'est s'inquiète : le décret est un fait, la charte une annonce (valeur juridique du texte ? "Les chartes s'envolent mais les décrets restent").
Le résultat est donc le suivant :
1/ l'évaluation locale de notre recherche est confirmée avec les dangers (localisme, guerres claniques pour devenir celui qui va évaluer les autres...) et les sanctions (plus de cours ou autres taches pour "les perdants") qui s'y attachent ;
2/ l'évaluation nationale est reportée (et je crains que nous ne la voyions jamais venir).
J'aurais préféré que les auteurs du décret ne fassent pas semblant de nous écouter, voire refusent honnêtement nos propositions en assumant les leurs.
Je crois que nous devons durcir le mouvement tout en faisant savoir que nous ne sommes pas contre l'évaluation.
JF CESARO
23:36 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
Point de vue
Je laisse en ligne ci-dessous, avec son accord, un mail que nous a adressé le Doyen de la Faculté de droit d'Evry, mon Collègue et ami (dans le désordre) François Colly. Il me paraît contenir quelques rappels utiles dans le contexte actuel...
00:09 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
Protestations "2.0"
Abondance de modalités d'actions ne nuisant pas, je signale l'existence du groupe "Pour le retrait du projet de décret relatif aux enseignants chercheurs" sur facebook, qui comprend déjà - en à peine 48 d'existence - plus de 1000 adhérents. J'invite mes collègues "2.0", et plus généralement, ceux qui défendent l'Université française en danger à rejoindre ce groupe.
00:05 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
03.02.2009
Motion des enseignants-chercheurs de la Faculté de droit d'Evry
Les enseignants-chercheurs de la Faculté de droit d’Evry ;
- Constatent que le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et le projet de réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés n’ont pas été retirés ;
- Condamnent, avec la Coordination nationale des universités, la politique d'affaiblissement structurel de l'enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l'individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d'emplois ;
- Considèrent que la transmission du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs au Conseil d’Etat, sans même que le projet de décret relatif au CNU soit connu, est une provocation ;
En conséquences, les enseignants-chercheurs de la Faculté de droit d’Evry ;
- Soutiennent les mobilisations en cours ;
- Décident la rétention des notes et la suspension des jurys du premier semestre ;
- Appellent à l’envoi par tous les enseignants-chercheurs de leur travaux à l’Elysée ;
- Appellent tous les enseignants-chercheurs à se déclarer spontanément grévistes ;
- Participeront la journée d’action du 5 février et se déclareront grévistes ;
13:17 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
Le Ministre de l'Enseignement supérieur travaille à "une bonne application du nouveau décret"
Selon l'AFP "La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a dit aujourd'hui qu'elle allait travailler à une "charte de bonne application" du nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs et demander aux présidents d'universités de donner "des garanties" à ce sujet.
"D'abord, je voudrais qu'on essaye de travailler ensemble à une charte de la bonne application de ce texte", a-t-elle déclaré sur Europe 1.
"Le Conseil national des universités qui représente tous les professeurs, les conférences de doyens, sont évidemment invités à participer. Je souhaite que les présidents donnent des garanties désormais", a-t-elle ajouté".
Vous attendiez le retrait du texte ? Il ne s'agit que de négocier sa "bonne application".
Vous espériez des garanties légales ? Pire ! Rêveurs, vous vous pensiez à l'abri de garanties constitutionnelles ? La place de cette "charte" dans la hiérarchie des normes ne sera pas même "supra-décretale" (et pour cause), comme disent mes collègues administrativistes....
Et notre Ministre de renvoyer la balle aux Présidents d'universités, dont je ne doute pas qu'ils donneront, pour beaucoup, la garantie d'utiliser la modulation des services au mieux des intérêts de leurs "établissements"...
A la vérité, l'idée même d'une charte visant à la "bonne application" du décret est un aveu de la ministre : cette charte atteste de ce que la rédaction du décret est insuffisante à empêcher les dérives...
Portalis a-t-il jamais proposé une "charte de bonne application" du Code civil ?
10:58 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
MOTIONS VOTÉES PAR LA COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITÉS (2/2/9)
Je mets en lignes les motions votées par la Coordination nationale hier, telles qu'elles sont publiées par Marc Escola (c'est-à-dire avec des commentaires explicatifs) sur un excellent site, revendicatif ici, mais habituellement consacré à la recherche en littérature. En toute hypothèse, un site à consulter, sur l'un ou l'autre aspect : "Fabula : la recherche en littérature"
Motions votées par la Coordination Nationale des Universités réunie en Sorbonne (Amphi Richelieu) le 2 février 2009
196 délégués présents
313 participants présents en Assemblée Générale
======
Motion n°1
Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d'une politique d'affaiblissement structurel de l'enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l'individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d'emplois.
Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d'emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours.
Elle constate que les Ministères n'ont, à ce jour, pas retiré :
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.
En conséquence, la Coordination Nationale appelle l'ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités.
Le 2 février 2009, l'Université et la Recherche s'arrêtent.
Votée à l'unanimité moins 2 abstentions
======
Motion n°2
La Coordination Nationale du 2 février appelle toute la communauté universitaire et le monde de la recherche (enseignants, chercheurs, étudiants, ITA, personnels administratifs, techniques et de bibliothèque, ainsi que les contractuels et vacataires) à entrer dans une lutte active. Elle appelle la communauté universitaire et le monde de la recherche à :
- une journée nationale de manifestations et d'actions le jeudi 5 février ;
- une manifestation nationale qui mène au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (1 rue Descartes, Paris), le mardi 10 février ;
- une cérémonie nationale de non remise des maquettes de Masters le vendredi 13 février devant le Ministère et les rectorats ;
- boycotter les expertises pour l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (AERES) ; [Note Fabula: =signer le moratoire lancé par SLR]
- faire cours en dehors des cadres habituels ; [Note Fabula: = rendre nos activités visibles à l'extérieur des campus]
- appeler les organisations syndicales et intersyndicales à faire le lien avec le primaire et le secondaire ;
- imaginer toute forme d'action et de lutte qui alerterait collègues et citoyens sur le démantèlement du service public d'éducation et de la recherche.
Elle encourage chaque université à élire, pour la Coordination, trois représentants enseignants-chercheurs/enseignants/chercheurs, un représentant BIATOSS et un représentant étudiant (5 personnes maximum).
Votée à l'unanimité moins 2 abstentions
=========
Motion n°3
Depuis près de deux ans, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :
- la loi LRU ;
- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;
- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l'Université ;
- la remise en cause des statuts nationaux ;
- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;
- le projet de contrat doctoral.
Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque.
Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :
- le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;
- le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;
- l'arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;
- le retrait du contrat doctoral ;
- la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;
- la titularisation des personnels contractuels.
La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l'Université n'est pas une entreprise et le Savoir n'est pas une marchandise.
Votée à l'unanimité moins 1 contre et 4 abstentions
07:08 Publié dans Université d'Evry et faculté de droit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







