05.04.2009

Communiqué du Collectif pour la Défense de l'Université

 

On trouvera ci-dessous un communiqué du Collectif pour la Défense de l'Université, qui résume une argumentation que l'on trouvera plus complètement articulée ici.

 

« Réécriture » du projet de décret ? Notre relecture !

La mission du Collectif pour la Défense de l’Université n’est pas terminée. Le ministère n’a pas cédé sur l’essentiel. Certes, devant la mobilisation, il a dû faire certaines concessions sur le contenu de son projet de décret relatif au statut des universitaires, à l’issue de la réunion du CTPU du mardi 24 mars. La plus importante d’entre elles porte sur les promotions au choix, pour lesquelles l’équilibre (50/50) entre les instances locales et nationales figure désormais dans le projet de décret. Cependant, contrairement aux apparences, l’attaque frontale contre le coeur du métier d’universitaire, son indépendance et sa liberté, n’a pas été désamorcée. On nous annonçait une « réécriture ». Nous constatons que le projet invite en réalité à une relecture… avec une singulière impression de déjà-vu, qui nous contraint à poursuivre la mobilisation. Pourquoi ?

1. D’abord, la modulation du service demeure… Surtout, elle est maintenue « à la hausse », ce qui permet d’augmenter les charges d’enseignement et cela, à rémunération constante, voire décroissante pour les nombreux universitaires en sur-service. Cela n’est pas acceptable. En effet, le constat s’impose. - Le projet ne prévoit pas le paiement des heures d’enseignement assurées au-delà des 128 heures CM - 192 heures TD en cas de service modulé. - La prétendue garantie de « l’accord écrit » de l’universitaire, prévue par le texte, est un leurre car les moyens de pression sur l’attribution des services s’intensifient, en période de pénurie budgétaire et de suppression des postes. Quant à la demande de réexamen de la décision sur la modulation, elle n’est prévue que pour le cas où la modulation a été demandée par l’universitaire et refusée par l’université. Aucun recours n’est prévu en cas de modulation à l’initiative de l’université. - Le texte prévoit que la modulation ne doit pas altérer « l’offre de formation » dispensée par chaque université : dès lors, la modulation à la baisse pour les uns sera forcément compensée par une modulation à la hausse pour les autres. Les universitaires qui désireraient résister à cette dégradation de leur métier n’auront d’autre choix que de se résoudre à diminuer l’offre de formation afin de diminuer leurs charges d’enseignement. - Ainsi, loin de constituer un outil de souplesse favorable aux activités des universitaires comme se plaît à le répéter le Ministère, la modulation n’est rien d’autre, en réalité, qu’un outil de gestion budgétaire confié aux « administrateurs » des universités qui leur permet de demander aux universitaires de « travailler plus pour… ne pas gagner plus ». Maintenir une telle modulation, c’est donc persister à remettre en cause la substance même de notre métier qui lie enseignement et recherche. C'est placer l'universitaire devant une alternative inacceptable : sacrifier le temps consacré à la recherche ou sacrifier l'offre de formation. Voilà une perspective pour le moins déconcertante…

2. Ensuite, le texte du projet consacre et officialise les dérives inhérentes à une conception administrative de la fonction d’universitaire en renforçant la tendance à inclure les fonctions administratives dans les missions de l’universitaire sur la base d’un véritable bénévolat. Or, depuis plusieurs années déjà, les tâches administratives, pudiquement qualifiées « d’intérêt général », s’accroissent considérablement aux dépens du temps de recherche et d’enseignement, les réformes incessantes imposées par les ministères devant être mises en œuvre dans un contexte de sous-effectif chronique du personnel administratif. Théoriquement, de telles fonctions pourraient donner lieu à des décharges de service, mais pratiquement, la situation de pénurie qui caractérise l’Université risque de les rendre impraticables. La multiplication des « tâches d’intérêt général » doit pouvoir être refusée par les universitaires à qui l’on veut faire changer de métier sans le leur dire… En outre, ce texte reporte à plus tard l’élaboration d’une grille nationale d’équivalence horaire entre ces tâches et celles d’enseignement, tout en prévoyant que les universités seront libres de recourir ou non à ce tableau d’équivalence.

3. Enfin, l’évaluation dessinée, même revisitée, est la fausse caution scientifique d’un système commandé en réalité par des exigences de restriction budgétaire et des considérations bureaucratiques. En particulier, ses modalités de mise en oeuvre ne garantissent pas une approche qualitative, seule approche concevable, et font de l’évaluation un système impraticable au regard desconditions de travail des évaluateurs. Comme pour le report de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, la tactique du Ministère consiste à faire croire à un recul. Nos gouvernants semblent faire le pari de l’enlisement (par épuisement et découragement des universitaires) et de la radicalisation du conflit. Nous ne céderons pas à cette logique, car nous savons que notre combat est légitime. Nous aimerions retourner devant nos étudiants et à nos recherches. Le ministère ne nous laisse pas ce choix. Et si nous nous obstinons, plus encore que le ministre, c’est parce qu’il en va de notre liberté et de l’essence même de notre mission, celle d’assurer un enseignement supérieur de qualité, fondé sur une recherche indépendante. C’est pourquoi nous appelons à maintenir la contestation : nos revendications portent leurs fruits, trop lentement certes, mais la défense de l’Université reste vitale pour la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Commentaires

Texte malheureusement convaincant.

Ecrit par : Eric Martin | 05.04.2009

Si le risque de gestion de la pénurie existe, il n'est pas certain qu'il soit avéré : les Universités, dans un contexte de concurrence croissante, ont tout intérêt à valoriser les enseignants qui cherchent et ne leur demanderont certainement pas d'enseigner d'avantage. Quant aux enseignants qui ne cherchent plus depuis longtemps, c'est d'une grande hypocrisie que de penser que, par miracle, ils vont tout à coup s'y remettre...

"parce qu’il en va de notre liberté et de l’essence même de notre mission, celle d’assurer un enseignement supérieur de qualité, fondé sur une recherche indépendant"
En quoi est-ce remis en question ?
Notre liberté est garantie, s'il s'agit de la liberté d'expression, de recherches... S'il s'agit de la liberté de ne pas faire la moitié de ce pour quoi on est payé, ou d'oser prétendre qu'actualiser ses cours, c'est de la recherche... alors là, c'est plus de la liberté, c'est l'anarchie !

Sauvons l'Université ! Camarades collègues, cesser d'utiliser les Blacks Bloqueurs qui nous bloques et nous agressent !!
L'Université de Rennes II a perdu 5000 étudiants à cause de ces kmers rouges ! Réveillez vous !
Résistance ! Résistance ! Résistance !

Signé : le Troll-gouvernemental-chercheur anti-individualiste non-violent

Ecrit par : EC aussi | 06.04.2009

Vous continuez à ne pas signer vos billets incendiaires de votre nom, ce qui dénote une lâcheté certaine.

Ecrit par : Eric Martin | 06.04.2009

@EC aussi
ça ne s'arrange pas dans votre tête ...C'est plus grave que je ne le pensais ....

Ecrit par : Zorro | 06.04.2009

@EC aussi
Vous devez être mal en ce moment avec tout le mouvement qui ne s'arrête pas ...même le collectif s'y met et se durçit. Il ne vous reste plus que l'exil...

Ecrit par : Julien | 06.04.2009

Je frémis surtout à lire dans ce billet délirant les "notre liberté", "nous attaquent" qui me rappelle que son signataire est un membre de la communauté universitaire...

Ecrit par : Anne | 06.04.2009

Le message de la CDU est l'ENTIERE VERITE. Le ministère veut notre mort, et nous n'avons plus rien à perdre. Il joue le rapport de force jusqu'au maximum. Mais nous avons encore de la force : les examens, la présidence des jurys de bac, etc.

J'ajoute que le ministère devrait se demander pourquoi des juristes, qui sont les soutiens traditionnels de la droite démocratique en sont venus à le combattre : ce n'est pas du tout normal. Personnellement, je n'avais jamais de toute ma vie participé à une grève ou à un conflit collectif. Pour que moi j'en arrive là, il faut vraiment que Pécresse et l'UMP fasse n'importe quoi !

Sarkozy détruit l'Université, traite les enseignants chercheurs de "médiocres". Obama, lui,vient d'allouer 300 milliards de dollars pour la recherche ! Que je regrette aujourd'hui de ne pas être américain ! Qu'est-ce que j'ai honte de mon gouvernement ! Il n'a rien à envier à George Bush ! La même arrogance, la même culture du rapport de force aveugle et stupide, la même vulgarité !Messieurs de l'UMP, vous êtes en train de perdre des alliés et de les transformer en d'improbables "gauchistes" ! Vous êtes fous ! Et vous êtes incapables de vous en rendre compte malgré tous les appels à la raison !

Ecrit par : Paul Dirac | 06.04.2009

@ Anne et les autres, allez faire un tour sur le site du monde aujourd'hui, vous y lirez ceci :

"Une centaine d'étudiants ont envahi la présidence de l'université Rennes-II, lundi 6 avril, retenant en otage pendant deux heures son président, Marc Gontard, d'autres dirigeants et plusieurs employés...
Ils réclamaient "un semestre blanc", c'est-à-dire la validation du semestre pour tous les étudiants de l'université en grève ou bloquée depuis plus de deux mois. Face au refus, ils ont annoncé leur intention de mettre en place, mardi matin, des piquets de grève pour empêcher la reprise des cours.
Selon une étudiante qui a participé à l'opération, il s'agissait de l'application d'une mesure de "séquestration du président" votée lors d'une précédente assemblée générale la semaine dernière. La présidence de Rennes-II a appelé à la reprise des cours."

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/06/le-president-et-des-employes-de-l-universite-rennes-ii-sequestres_1177531_3224.html#ens_id=1088072

Camarades collègues, quand vous déciderez-vous à atterrir ??

Il faut sauver notre Université !
Il faut radier les blacks bloqueurs !
Non à l'évolution automatique des carrières !
Oui à l'exigence !
Non au nivellement par le bas !

Résistance ! Résistance ! Résistance !

L'origine de la réforme importe peu : qu'elle soit proposée par un tallonnet'man vulgaire inculte et méprisant ou par d'autres, ce qui compte, c'est qu'elle ait lieu. On en fera ce qu'on en voudra, nous les Universitaires.

Signé : Troll-gouvernemental vert-qui-pue
ou encore : EC juriste-de-gauche
(oui oui, "lâche", si tu veux, Eric-le-rouge, mais je préserve mon grand nez de tes petits poings furieux et vindicatifs ;)

Ecrit par : EC aussi | 07.04.2009

Pécresse veut aller au clash. Nous n'y pouvons rien : c'est ainsi. C'est donc ce qui va arriver. Les séquestrations de PU par des étudiants en sont le début. Le gouvernement ne comprend que le coup de poing dans la figure : inutile de discuter, de ratiociner, de faire de l'esprit.

Ecrit par : capitaine flaque | 07.04.2009

A tiens, ça recommence : j'allume le feu, je l'attise, et je dis que c'est l'autre !
Ce n'est pas que vous n'assumez pas : vous êtes des manipulateurs...
Qui pensez-vous abuser ? Vous prenez vraiment les gens pour des andouilles qui ne comprennent rien à votre manège ?

Résistance ! Résistance !
Camarades ! Sauvons l'Université des casseurs !

Tiens, une petite précision de juriste :

Le blocus est strictement illégal, tout vote en faveur d'un blocage est inacceptable. Ces blocus portent un autre nom : entrave concertée aux libertés par voies de faits et violences, article 431-1 du code pénal, 3 ans d'emprisonnement et 45.000 € d'amende.
Quand à la séquestration, voici ce qu'en dit le Code pénal :

Article 224-1
Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à cette infraction.
Toutefois, si la personne détenue ou séquestrée est libérée volontairement avant le septième jour accompli depuis celui de son appréhension, la peine est de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende, sauf dans les cas prévus par l'article 224-2.

Alors Capitaine plouf dans la mare ? Je ratiocine ? Je fais de l'esprit ?

Ecrit par : EC aussi | 07.04.2009

Je suis entièrement d'accord ! Sur ce point là du moins...
Il semble que vous n'ayez pas compris mon discours. Peut-être me suis-je mal exprimé. Je vais donc le clarifier. Je regrette le pourrissement et condamne ce genre de procédé (blocage, séquestration, etc.) sans la moindre équivoque. Mais je constate par ailleurs que le dialogue est nul - après 2 mois de mobilisation - et je me demande tout simplement s'il n'y a pas là une stratégie du pourrissement qui déplace le conflit du fond - où le débat devrait enfin avoir lieu - vers le sécuritaire -où le débat est par hypothèse clos. Evidemment, je peux me tromper...

Ecrit par : Capitaine Flaque | 08.04.2009

Pardon Capitaine ! Je retire le plouf dans la mare.
Pardon également pour la grosse faute (quand à !!!), mais Docteur House allait commencer et on a tous nos misères et nos faiblesses...

Le projet, à mon sens, a été amendé : l'évaluation se fait par le CNU et la modulation doit être acceptée par l'intéressé (à mon grand regret).

Allez, on reprend : Sauvons nos Universités !!
Résistance ! Résistance !

Ecrit par : EC aussi | 08.04.2009

J'en viens à me demander si quelqu'un n'usurpe pas le pseudonyme "EC aussi" pour le caricaturer car là on atteint vraiment du très haut niveau mes amis!

Ecrit par : lol | 08.04.2009

Les facs sont bloquées, les examens dans de nombreuses facs vont être annulés ou reportés.
La lutte continue avec ou sans vous.

Pécresse et Sarko ne nous auront pas à l'usure. Nous les aurons quand ils devront expliquer aux parents de jeunes candidats au bac qu'il n'y a pas de résultats faute de jury, sans parler des semestres blancs qui vont se multiplier ...

Alors, vous pouvez continuer à déblatérer ou à donner des coups de poignard dans le dos de ceux qui sont en lutte depuis deux mois, on s'en tape car on est parti pour durer ....
On n'a pas fait tout ça pour rien. Si on gagne, on souviendra de ceux qui étaient avec nous ...

un EC en lutte.

Ecrit par : Toto | 08.04.2009

Ah j'oubliais ... parmi ceux dont on se souviendra, il y a les Pr ou les Mcf en droit public ou privé, qui se sont mouillés ou ont bougé d'une manière ou d'une autre; on se souviendra aussi des blogs qui nous ont donné une grande audience avec les débats comme celui de Houtcieff ou Kenfack. Il y en a d'autres aussi... Mais, il y a aussi des blogs qui n'ont même pas ouvert le sujet, pas une seule fois, comme s'ils vivaient sur une autre planète. Tout ceci est indélébile ...

@EC aussi
Comme c'est parti, vous ne le supporterez pas ce qui va suivre. Notamment le semestre blanc, ça fait mal ça. Sinon, vous pouvez toujours envoyer une lettre aussi haineuse que vos messages à Pécresse et Sarko qui sont les seuls responsables. C'est là votre problème. Vous vous trompez de cible.

Prenez du Prosac: conseil d'ennemi.

EC en lutte

Ecrit par : Toto | 08.04.2009

C'est VOUS qui devrez expliquer cela, Toto ...tsss... "Toto"... c'est tout dire... Et je compte sur vous pour montrer à tous votre feuille de paye vierge, donc, sur un semestre, si j'en crois votre ferveur...

Allez faire un petit tour sur les sites communautaires type facebook ou autre pour voir ce que pensent les étudiants de vos petits chantages (si vous nous soutenez pour la manif du 20 janvier, on reviendra sur notre décision de rétention des notes, en fac de science à Nice par exemple).
C'est pas de la manipulation, ça ?
C'est pas du Kmer rouge bien ripou ??

J'aime bien la petite menace de Toto au passage : "on se souviendra de ceux qui étaient avec nous". ça me rapelle Le Pen et ses menaces contre un flic qui protégeait une élue PS : "je m'en souviendrai, Monsieur, Je m'en souviendrai...!!"
C'est dire l'idée qu'ont les activistes de ce mouvement de la démocratie et de la liberté de penser...


CERTIFICAT GOUVERNEMENTAL D'AUTHENTICITÉ TROLLIQUE
Par la présente, je certifie que l'individu ci-dessus intervenant est bien EC aussi, individu vert adorant mêler la rigolade à la colère et l'auto-dérision à l'indignation... (c'est pas ça qui s'appelle "le sens de l'humour" ?)


Allez, on reprend :
Résistance !! Résistance !! Sauvons nos Universités !!

Ecrit par : EC aussi | 08.04.2009

Quand je dis "On s'en souviendra", comme vous avez l'esprit hyper tordu, vous pensez au FN et à l'extrême droite car vous y avez certainement laissé quelques amis...

Dans " On s'en souviendra", c'est le fait de se souvenir positivement de telle personne qui sort grandie de ce mouvement. Il n'y a évidement aucune menace. Le fait même que vous ayez pensé aux menaces montre le type de raisonnement torteux que vous aimez tant développer.
Ceux qui n'ont rien fait , on les oubliera vite et très vite.

Quant à vous, vous avez atteint un tel niveau de ridicule que Prosac ne sera pas suffisant. Des gens comme vous, j'en croise plein dans ma fac. Je ne leur adresse même pas la parole. Ils n'ont même pas signé la moindre pétition, comme vous je suppose. Ce sont comme vous des personnes pusillanimes, frileuses et qui se permettent de nous donner de grandes leçons de morale et de stakanovisme. Gardez vos leçons pour vous ...on n'a pas besoin

Des gens comme vous, dans les pires moments de l'histoire de l'humanité, je sais parfaitement quelle aurait été leur position...

Vous êtes sans circonstances atténuantes.

Ecrit par : Toto | 08.04.2009

Admiration de Lycette pour Toto et tous ceux qui prennent encore la peine de répondre à EC aussi car moi, avant de l'avoir oublié, j'ai décidé de l'ignorer. Son seul dessein à "lui aussi" est de nous épuiser.

Ecrit par : lycette corbion | 09.04.2009

Le mouvement n'est pas près de s'arrêter, tout simplement parce que Pécresse ne veut rien entendre et ne comprend pas la gravité de la situation. La culture du rapport de force et la violence sociale est portée à son paroxysme. Pourtant, entre personnes censées, mieux vaut un compromis qu'une guerre. Mais ça, Pécresse ne le comprend pas.
J'ajoute que quand les "opposants", les soi-disants "gauchistes" sont des Prix Nobel, il y a tout de même de quoi se poser des questions. C'est incroyable d'être aussi arrogant.

Pour le reste, je partage le point de vue de Lycette.

Ecrit par : Capitaine Flaque | 09.04.2009

et moi je rends hommage à l'auteur de ce blog qui accepte de recevoir en commentaire des propos aussi dérangeants que les miens.

Au passage, la loi de Godwin est vérifié dans le comm de Toto. Bravo Toto, un point pour vous.

Ecrit par : EC aussi | 09.04.2009

Dérangeants non, affligeants oui.

Ecrit par : Rhinocéros | 09.04.2009

LYNCHAGE NUMERIQUE + PLAGIAT :

Voilà ce qu'on peut faire quand on se rebiffe et je le conseille à chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables : je suis en train de régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république Française, en lui envoyant un avocat pour mises sous surveillance illégales, lynchage inspiré de bonnes vieilles méthodes qui ne déplairaient pas au ku klux klan, lynchage qui n'a mobilisé personne sur le web ou dans la presse et plagiat vulgaire et ridicule qui passe à la télé. Avis à la population et merci pour l espace d'expression. Voilà, ceci est également une tentative de gros scandale public parce que ça calme pas mal les gros connards.
et dotclear dit :Vous êtes exclu de ce forum. L'administrateur ou le modérateur qui vous ont exclu envoient le message suivant -
Quels Pétochards gerbants à Dotclear de la " blogosphère " :)

Quant a sarkozy, s'il n'aime pas le web, et s'il n'aime pas la rue qui sait, la preuve, très bien se défendre, qu'il la quitte !

PS-J AI BIEN QUE JE NE PAIERAI PAS POUR AVOIR SUBIT TOUT CA ET VOIR UNE GROSSE RADASSE EN FAIRE UN DISQUE MINABLE et comme le bruit protège des abus des ” grands de ce monde “, alors avocats et procès : outre qu’il y aura sanctions, il n’y aura certainement pas de profit avec ce que j’ai dû subir en plus, E-VI-DE-MMENT. JE CHERCHE DONC TOUJOURS UN AVOCAT POUR OSER DEFENDRE MES DROITS, AVIS.

Ecrit par : nina | 10.04.2009

@ nina, si vous parvenez à surmonter la brutalité de ce que vous semblez avoir vécu et réussissez à exposer plus froidement les faits et actes dont vous dites avoir été victime, je ne doute pas que vous trouverez un avocat acceptant de vous défendre. Bon courage.

@ Paul Dirac, notre ministre prétend comprendre l'hostilité inattendue des juristes. Contrairement aux autres universitaires contestataires qui pourraient être animés d'un esprit de solidarité à l'égard des autres disciplines que les leurs, les juristes se battraient uniquement pour la défense de leur propre chapelle -pas de "solidarité disciplinaire" mais de la "rétractation disciplinaire" (sic) chez les juristes-. Après le mépris du président pour les universitaires, voici exprimé le dédain de notre ministre pour ceux d'entre eux qui sont juristes.
À entendre sur:
http://www.liberation.fr/societe/0601779-universite-le-debat-pecresse-fabbri

Ecrit par : lycette corbion | 10.04.2009

Une "rétractation disciplinaire" ? Une belle expression, spectaculaire, bien jolie... mais qui ne veut dire. Et c'est le but. Pécresse lâche les "preuves d'amour" pour la "rétractation disciplinaire".

Voici quelques éléments d'analyse rhétorique:

Si vous regardez l'émission, vous verrez qu'au moment où le représentant SNES-SUP fait remarquer que les juristes sont dans le mouvement, Pécresse se tend - pour ne pas dire s'énerve - et se dépêche de sortir sa formule camouflage pour faire diversion; ce qui démontre que notre participation est politiquement gênante. Vous remarquerez aussi que lorsque le journaliste lui demande si elle n'a pas fait une bourde en élaborant un décret qui fait l'unanimité contre lui (y compris les syndicats de droite et les juristes, généralement à droite ou conservateurs), elle se dépêche d'attaquer le représentant SNES-SUP ("Rappelez-moi la dernière fois que vous avez voté POUR quelque chose ?"), pour ne pas avoir à répondre. Du reste, à ce moment, le représentant SNES-SUP commet une erreur oratoire : il se laisse avoir par cette prise à partie - qui n'est qu'une diversion - et se met à se lancer dans une auto-justification. En fait, il aurait dû rester calme et répondre : "Pouvez-vous je vous prie répondre à la question qui vous a été posée, chère Madame la Ministre ?".
Une chose est donc sûre : les juristes dérangent Pécresse.

Ecrit par : Paul Dirac | 10.04.2009

@ Paul Dirac, je partage entièrement votre analyse. Merci pour ces passages commentés qui ne peuvent qu'encourager les juristes à maintenir leur contestation au sein de la collectivité des enseignants mobilisés.

Ecrit par : lycette corbion | 10.04.2009

@tous et à Lycette tout particulièrement, un entretien très intéressant, sans langue de bois, du Président de Paris II sur le mouvement en cours et les perspectives possibles. L'entretien a été accordé à Mediapart. Tout y est dit et sans tabou.


"Pour le président de Paris 2, jamais la LRU ne passera sans le soutien des universitaires, par Jade Lindgaard, Mediapart, 9 avril 2009


Quasiment pas touchée par la grève qui secoue l’enseignement supérieur depuis neuf semaines, l’université de Panthéon-Assas (Paris 2) a joué un rôle significatif dans le conflit par l’intermédiaire de ses juristes, fers de lance de l’opposition au nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs. Pour son président, Louis Vogel, il n’y aura pas de sortie de crise sans amélioration des conditions de travail des universitaires. Et jamais une réforme ne passera sans leur soutien. Entretien.

Comment sortir de la crise à l’université ?

Louis Vogel, président de Paris 2 Panthéon-Sorbonne.

La première chose à faire pour sortir de la crise, c’est de valoriser les étudiants et les enseignants-chercheurs. Ils sont maintenant opposés aux réformes en cours de façon un peu globale. Il faut les remettre en position de discuter. Une des raisons de l’opposition des universitaires, c’est l’insuffisance de leur statut économique. Vous ne pouvez pas demander à des gens qui se sont autant consacrés à leurs études de travailler dans des conditions aussi difficiles, sans secrétaire, surchargés de tâches bureaucratiques. Il faut absolument que les enseignants-chercheurs se sentent reconnus, au-delà même des moyens matériels. Il faut renouveler leur statut. Au-delà du statut économique, c’est un statut social. Il faut arriver à les mettre en position d’accepter le changement.

Quand vous allez dans une école de commerce, vous voyez tout de suite que vous n’êtes pas dans une université. Et inversement : la taille des amphis, leur état, l’organisation des locaux, le personnel administratif. On gère un énorme nombre d’étudiants avec des moyens très limités. Faut arrêter avec ça. Il y a une fatigue de ce système. C’est le désarroi.

Comment expliquez-vous l’ampleur et la durée du mouvement qui agite l’université ?

Il y a un malaise à l’université. La loi LRU veut passer d’un système uniforme, massifié, où tout est pareil, à un système diversifié. Ce n’est pas facile à faire. Il faut prévoir des mesures de transitions, des essais, faire des universités pilote. Avoir l’accord des enseignants-chercheurs. Il faut négocier, expliquer, communiquer, donner envie. Discuter pour voir ce qu’ils sont prêts à accepter. Jamais une réforme ne passera si les enseignants-chercheurs n’y adhèrent pas. On ne peut pas imposer ces changements.

On nous dit : « Vous allez être en concurrence. » Pour que les universités l’acceptent, il faut qu’il y ait égalité dans la concurrence. S’il y a des écoles qui peuvent payer leurs enseignants beaucoup plus cher, leur donner des conditions de travail bien meilleures qu’à l’université, faire qu’un professeur se mette en disponibilité et se fasse ensuite embaucher sur un contrat de droit privé à Sciences-Po où il est payé beaucoup plus..., c’est de la concurrence inégale. Je ne suis pas contre le fait que l’on soit en concurrence mais il ne faut pas que les uns puissent tuer les autres.

On ne peut plus dire aujourd’hui qu’on laisse l’université s’enfoncer car en France on a les grandes écoles. C’est fini. Le format d’avenir, c’est l’université. Les grandes écoles sont trop petites, trop faibles, sans aucune visibilité internationale. Elles ne sont pas compétitives au plan international. De plus en plus d’élèves de terminales vont directement faire des études à l’étranger sans plus choisir les grandes écoles. Les universités que l’on connaît dans le monde entier, c’est ce qui correspond à ce qu’on appelle l’économie de la connaissance : des labos où il y a des chercheurs et des enseignants en même temps. Les universités ne fonctionnent pas comme des écoles, avec des enseignants contactuels qu’un président peut virer. C’est une des raisons de la réussite de l’université à l’étranger : un esprit universitaire qui favorise le travail en commun. Soit on arrive à remettre les universités sur pied. Soit on est cuit. Nos enseignants-chercheurs iront travailler ailleurs et nos étudiants partiront vers les grandes universités européennes. On risquerait de disparaître."

Ecrit par : Mona | 15.04.2009

@Mona

Conclusion : on est mal payé après toutes ces années d'études, on a
des conditions matérielles ( même pas la peine d'en parler) les grande
écoles nous écrasent, et Pécresse veut en plus que nous fassions des
heures sup et gratuitememnt.
Merci Mr Vogel de nous rappeler tout ça.


Il y a eu aussi un bon texte de Binsack sur Libé il y a quelques
temps. Ce texte était très bien.

Ecrit par : MCF | 15.04.2009

@MCF

La tribune de Pascal BINCZAK, la voilà ! :
http://www.liberation.fr/tribune/0101318035-s-accorder-dans-le-temps-pour-reformer-l-universite

Elle est excellent ( mais cela ne m'étonne pas de lui.). Il aborde la question de l'enseignement et de la recherche, les sacrées évaluations qui nous minent la vie, les suppressions de postes à l'université et le service public.

L'entretien de M.Vogel porte lui davantage sur la pénurie, pour ne pas dire la misère, de nos moyens matériels ( sans, pour ma part,que cela justifie une quelconque autonomie bien entendu ...). De plus, il ne met à aucun moment en cause nos compétences d'EC, ce qui est appréciable et rare en ce moment au regard des discours officiels.

Ecrit par : Mona | 15.04.2009

@ Mona et MCF, merci pour ces lectures, notamment celle relatant l'entretien avec le président de Paris II, dont les propos devraient convaincre les universitaires, même libéraux, hostiles à la contestation présente, qu'ils font fausse route.

Ecrit par : lycette corbion | 15.04.2009

Je suis entièrement d'accord avec le Président de Paris II. Nous risquons de disparaître si rien n'est fait.
Nous avons un ardent besoin de reconnaissance, de moyens, je cite M. Vogel : "Il faut renouveler leur statut. Au-delà du statut économique, c’est un statut social. Il faut arriver à les mettre en position d’accepter le changement"

Il faut accepter le changement, moi je l'accepte, et comme dit précédemment, je trouve injuste que les MCF n'aient pas vu leur traitement revalorisé, contrairement aux PR.

Notre statut social ne sera pas revalorisé sans changement de notre statut réglementaire.
Et ce n'est pas en encourageant les blocus des facs et autres comportements d'irresponsables que la reconnaissance viendra. Il faut être constructifs et proposer, et comme l'admet à demi-mots l'interlocuteur vague et mollasson du Snesup dans l'entretien avec Pécresse, nos (et oui, j'ai signé la première pétition) nos protestations et propositions ont été suivies d'effet dans le nouveau décret.

Ce décret sera appliqué par des universitaires, à nous d'en faire un outil de promotion de nos universités et de juste répartition des tâches entre chacun, afin de mettre fin au découragement et à l'épuisement de nos collègues les plus actifs.

Je cite encore : " Les universités que l’on connaît dans le monde entier, c’est ce qui correspond à ce qu’on appelle l’économie de la connaissance : des labos où il y a des chercheurs et des enseignants en même temps ". C'est contre cela que se rebiffent les chercheurs CNRS. Ils ne veulent pas se salir les mains dans l'enseignement. Et les enseignants qui n'ont pas cherché depuis longtemps se voient mal s'y remettre ...

"C’est une des raisons de la réussite de l’université à l’étranger : un esprit universitaire qui favorise le travail en commun. Soit on arrive à remettre les universités sur pied. Soit on est cuit"

Sauvons l'Université.

Ecrit par : EC aussi | 16.04.2009

@ EC aussi, mais vous faites quoi pour sauver l'université si vous acceptez de rester dans un bateau qui coule sans nous aider à écoper, quand le gouvernement nous envoie des trombes d'eau?

Ecrit par : lycette corbion | 16.04.2009

Bravissima Lycette !

Ecrit par : Mona | 16.04.2009

Vous êtes rigolotes :) et bien braves, effectivement.

J'écope, figurez-vous, j'écope comme un malade, pour faire en sorte que les étudiants qui sont encore chez nous y reste, pour faire en sorte que les collègues qui se démènent y croient encore

Les trombes d'eau, qui les envoie ?
Ce sont les réfractaires à toute évolution qui veulent rester dans leur fange parce qu'ils sont à 10 ans de la retraite, évidemment.
Et les membres du CNRS qui ne veulent surtout pas rejoindre l'Université... l'enseignement ? poua, pensent-ils très fort...

Alors tous ceux-là crient très fort "concurrence", "privatisation", "libéralisme", pour précipiter les braves moutons dans la rue.

Le gouvernement (quoi qu'on en pense par ailleurs) veut que l'Université soit au centre de tout (pour des raisons de classement international), et moi aussi (pour des raisons de survie et de reconnaissance de la vraie valeur de notre travail), il nous tend une perche au milieu des trombes d'eau, réveillez-vous et attrapez-la, vous en ferez ce que vous voudrez.

Ecrit par : EC aussi | 16.04.2009

Ce n'est pas de la bravoure. Ce sont juste des convictions.

Là est la différence.

Ecrit par : Mona | 16.04.2009

@ EC aussi, dites-nous ce que vous pensez par ailleurs du gouvernement, je suis sûre que cela nous intéressera plus et nous permettra de vous convaincre la cohérence de son action et vraisemblablement de l'incohérence de vos positions.
Une petite précision: mes contrats précaires accumulés par le passé ne me permettront jamais d'avoir droit à la retraite à taux plein et les salaires que je perçois actuellement ne permettent pas de racheter mes points de retraite.

Ecrit par : lycette corbion | 16.04.2009

errata:

... vous convaincre (de) la cohérence

..ne (me) permettent

satanée précipitation!

Ecrit par : lycette corbion | 16.04.2009

@Lycette

Je suis certaine que EC aussi est le profil même de l'EC qui a signé la pétition ( au moins une ) de peur de perdre ses menus privilèges d'EC ( et par la même occasion, pour se donner bonne conscience auprès des EC mobilisé(e)s ....).

Constatant que ces quelques acquis personnels lui ont été préservés par une ministre furieusement roublarde, elle abandonne précocement le navire et ne voit pas plus loin que le bout de son nez, à savoir , en effet, la forte cohérence de la politique gouvernementale en ce qui concerne l'enseignement, la politique de recherche et plus largement, les mesures qui institutionnalisent la précarité ( EC aussi : Avez-vos entendu parler des emplois précaires dans la fonction publique et de la précarisation rampante, et agrravée par la suppression des postes statutaires de notre ministre adorée ? ).

Nous avons la chance d'être statutaires, mais ce n'est pas le cas de l'ensemble de nos collègues qui concourent, au même titre que nous, au bon fonctionnement de l'université.
Mais, pour voir au delà, il faut avoir un minimum de conscience politique au sens noble du terme et d'intérêt porté à la chose publique et la collectivité ...

Ecrit par : Mona | 16.04.2009

Le gouvernement est dans sa logique : faire en sorte que nos Universités soient mieux placées dans le classement de Shangai.
Ce n'est absolument pas notre logique d'universitaires, évidemment.

Mais il se trouve que cette préoccupation superficielle du gouvernement, digne de petits garçons au bord d'un terrain de foot, va dans le bon sens pour nous : nous allons profiter de ces préoccupations pour nous remettre en selle, nous les universitaires, face aux grandes écoles qui nous bouffaient grâce à leurs sélections et leurs moyens.

Sauvons l'Université.
C'est mon seul souci de cohérence, ma seule conviction.

Ecrit par : EC aussi | 16.04.2009

Un beau moment ce soir à écouter sur France Inter l'humeur vagabonde consacrée à l'université de Vincennes au lendemain de mai 68 avec en fin d'émission un reportage sur la ronde des obstinés...

Ecrit par : lycette corbion | 16.04.2009

@Ec aussi

Vous vous trompez malheureusement.

Nos souhaitons tous le succès de l’université. Or, les moyens proposés et que vous défendez inlassablement sont non seulement inacceptables mais surtout voués à l’échec.

Vous savez parfaitement que nous avons assisté, chaque année davantage, à des dotations budgétaires de plus en plus maigres et un désinvestissement sans commune mesure de l’Etat des universités, désengagement qui n’est pas anodin. La plupart du temps, cet appauvrissement matériel s’est accompagné d’un discours stigmatisant de l’université.

L’engagement de l’Etat s’est déplacé ver les grandes écoles, objet de toutes les attentions, , notamment ces dernières années car elles sont devenues de véritables laboratoire des réformes en cours (la loi LRU « mise en œuvre » chez eux avant l’heure, et actuellement la triste application du contrat doctoral, autre instrument de la précarisation, mais là pour les jeunes chercheurs qui s’en sortent déjà péniblement avec un ½ poste d’ATER).

Ce qui est éthiquement intolérable, c’est que des grandes écoles jouissent , du fait de ce financement et de ce discours valorisant, d’un statut d’élite alors qu’elles participent en réalité modestement à nos missions. La formation et la diffusion du savoir sont l’œuvre de l’université, en raison de la qualité et la diversité de ses enseignements et de l’excellence de ses centre de recherches, des laboratoires dont sont très peu pourvues les grandes écoles.( elles n'ont que quelques unités de recherche).

Là se situe le problème : comment et surtout pourquoi allouer autant de moyens à des écoles qui ne produisent pas ou si peu de recherche et ne vise qu’un public limité en termes d’enseignements, et de l’autre coté tenir un discours insultant et un désinvestissement financier.

Le point de départ est un réinvestissement massif de l’Etat dans l'université pour lui donner les moyens d’assurer ses missions, auxquelles elle n’a jamais failli mais qu’elle accomplit en comptant sur le dévouement des uns et des autres. Ce réinvestissement permettrait également de restaurer l’image de l’université dans l’option publique et donc les bacheliers, et regagner la confiance perdue des universitaires.

Et il va de soi que de telles réformes ne doivent à aucun instant remettre en cause notre indépendance et liberté intellectuelles en tant qu'enseignant-chercheur, gagnées de haute lutte, ainsi que l’égalité qui règnent entre nous.

Les réformes, nous les voulons, et nous les demandons depuis fort longtemps, mais pas des réformes au rabais. Or, je doute (personnellement) que le pouvoir en place soit à la hauteur d’un tel projet et défi pour l’université dont nous voulons tous le succès. C’est pour cela que nous sommes autant à être mobilisés.

Enfin, gardez-vous d’avancer des arguments biaisés comme le classement de Shanghai. Ces classements sont devenus, à notre insu, des instruments déterminants dans la conduite des politiques publiques qui ne doivent être normalement guidées que par la seule satisfaction de l’intérêt général.

Or, ces classements sont fortement discutables car ils reposent sur des éléments contingents. Je n’en citerai que deux : ils ne mesurent que les sciences dures, et écartent de fait toutes les autres disciplines, notamment des filières et centres d’excellence, dont sont héritiers certains Etat comme la France ( mais pas seulement … ), comme le droit, l’économie, les lettres, la philosophie … D’autre part, le système bibliométrique adopté par ces classements ne visent que les revues anglophones. Seules les publications en langue anglaise sont recensées, ce qui n’est qu’une prime au système anglo-saxon et écarte de ces classements internationaux d’autres systèmes d’enseignement et de recherche, notamment francophone.

Petit conseil : participez au moins à une ronde des obstinés. Vous verrez : on prendra le temps de vous expliquer tout ce que je viens de vous dire

Sans rancune.

Ecrit par : Mona | 17.04.2009

@ Mona
La question est de savoir si l'enseignement et la recherche sont encore des politiques publiques.
La réponse est non.
Solidairement.

Ecrit par : 0/20 | 17.04.2009

Je n'ai dit que du mal des classements de Shangai.
La preuve, une fois de plus, que vous ne voulez bien entendre que ce qui va dans le sens de la révolte, le reste est transformé. Lisez... Lisez... et écoutez.

De même, je m'époumonne inlassablement contre les grandes écoles (dites grandes)... Quand je dis, sauvons l'Université, c'est justement contre ces Ecoles. Et le gouvernement a bien conscience qu'elles ne sont d'aucune utilité pour le classement de la France, qui est sa seule préoccupation.
D'où les réorientations budgétaires, quoi que vous en disiez.

Il faut faire en sorte que les bons étudiants n'aillent plus dans les grandes écoles, et que les bon chercheurs n'aillent plus au CNRS ou dans les labo privé, que tout ce petit monde revienne à l'Université.

Pour cela, il faut modifier les statuts, introduire de la sélection comme en médecine, il faut que les enseignants chercheurs disposent de bureaux dignes dans lesquels ils passent du temps à travailler et où les étudiants puissent passer à toute heure, il faut des BU ouvertes le soir et le samedi, bref, que des grossièretés.
Mais la survie de l'Université en dépend.

Le système actuel ne marche pas. Un point c'est tout.
La ronde des obstinés, c'est la ronde des butés obtus à oeillères.

Ecrit par : EC aussi | 17.04.2009

@ EC aussi: "C'est celui qui le dit qui l'est".

Ecrit par : lycette corbion | 17.04.2009

EC aussi a dit "Le système actuel ne marche pas. Un point c'est tout."

C'est pour cela qu'il marchera mieux avec encore moins de moyens et des universitaires surexploités ou privés de leurs vraies missions, et qui auront de ce fait perdu leur sens du service public (euh... excusez le gros mot) qui seul expliquait de pouvoir travailler dans de telles conditions

Ecrit par : EC indignée | 18.04.2009

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DÉFENSE DE L'UNIVERSITÉ

Chers collègues,

Nous vous informons que, de source sûre, les projets de décret relatifs au statut des enseignants-chercheurs et au Conseil National des Universités, seront examinés mardi prochain, 21 avril, par la section compétente du Conseil d'Etat (Section de l'administration). Dans l'urgence, les membres du bureau qui étaient présents à Paris viennent de déposer un bref mémoire informel au Conseil d'État, présentant des observations critiques inspirées de la note qui avait été récemment soumise à votre approbation.

Compte tenu des événements qui semblent se précipiter, une nouvelle réunion du Collectif sera nécessaire prochainement. Nous vous en communiquerons la date dans les plus brefs délais.

Très cordialement,

Le Collectif pour la Défense de l'Université

Ecrit par : Info | 18.04.2009

@tous, autant que nous sommes, soucieux de l'avenir de l'université

Comme vous le savez peut-être, le Collectif de défense de l'Université a fait diffuser l'information ( sûre) selon laquelle les projets de décret ( EC et CNU) seront examinés mardi 21 avril, par le Conseil d'Etat (Section de l'administration).

Un rassemblement en nombre est prévu :

mardi 21 avril à 14H
devant le Conseil d'état (1, place du Palais-Royal - Paris, 1er arrondissement). Avec un panneau sur lequel est inscrit NON

Il est important que nous soyons nombreux ( parisiens ou non parisiens) car il est évident que la Ministre profite de la période des vacances pour faire passer le décret. Nous avons lutté pendant des mois.

Merci de faire passer l'information.

Ecrit par : Mona | 18.04.2009

@Mona
Peut-être que les juriste seront présents le 21 entre deux publications, deux journées d'études , bref deux petites préoccupations .... et s'il fait beau et n'ont rien à faire .... Après, on s'étonne que des personnes aient rejoint la CNU.
Je viendrai.

@Dimitri Houtcieff
merci de nous laisser le blog pour le mouvement, avec les commentaires et la petite photo là-haut , on a l'impression que les juristes se sentent impliqués ....

@EC indignée
100% d'accord

@CDU
vous êtes les derniers des Morhicans, le bureau, notamment
C.Chaisnais, et les quelques personnes autour. On ne peut pas dire
que vous êtes soutenus ... Courage.


Bonus : merci mona, lycette, EC indignée ... de nous donner l'impression qu'on est encore mobilisé...

Ecrit par : EC deçu | 18.04.2009

Cher EC déçu

ne le soyez pas tant
D'accord pour le "business as usual" qui m'agace assez souvent aussi alors que certains doivent sacrifier leur temps au mouvement pour qu'il vive
Mais le Ministère a parfaitement su alterner les périodes de flou entre ses diverses provocations
Périodes au cours desquelles les uns et les autres sont un peu perdus et attendent ou préfèrent penser que parce que rien ne bouge, c'est que tout s'arrange...
Les juristes sont certainement plus "sensibles" à ce genre de conjoncture, pour être trop habitués à l'ordre ou trop individualistes
Il reste que, à leur façon, la plupart restent "mobilisés" ... il suffit de rallumer la flamme de temps à autre, au bon moment (car la fatigue évidemment se fait plus vite sentir chez ceux pour qui le terme "mobilisé" relève de l'exotique) pour relancer la machine.
Je me suis encore trouvée agréablement surprise lors de notre dernière assemblée d'enseignants ; après des débats tendant à nous replonger dans le "business as usual", il a suffi de rappeler que nous n'avions plus exprimé depuis un moment notre position, pour que soit aussitôt adoptée à la quasi unanimité une motion rappelant que notre détermination restait entière (1er semestre toujours non délibéré, refus de se prononcer en l'état des dossiers sur la tenue des examens du 2e semestre, etc)
Nous sommes bien plus nombreux que vous ne semblez le penser mais c'est vrai qu'il faut communiquer, systématiquement, rappeler que l'objet de contestation n'a pas disparu et délier la parole autour de soi

La mobilisation n'est pas qu'une impression, elle est très réelle et active dans les autres disciplines, chez les juristes, elle se révèle simplement mieux dans des formes d'actions plus appropriées à leur sensibilité...
Amicalement
Et tenons bon ;-)

Ecrit par : EC indignée | 18.04.2009

@EC déçu

Ah la mobilisation des juristes ! C’est tout un programme …

Je rejoins entièrement ce que dit EC indignée à ce propos.

En réalité, la culture de la contestation, qui conduit nécessairement à une mobilisation, est étrangère au monde des juristes. Généralement, ils sont rétifs à toutes formes de revendication car elles passent à leurs yeux pour des postures subversives face à l’autorité.

Faut-il expliquer cette perception des choses par un conservatisme et un individualisme marqués ? Incontestablement ( tout à fait d’accord avec EC indignée).

En revanche, cette culture est largement acquise dans d’autres milieux ou cercles intellectuels ou universitaires comme les politistes, les économistes ou de manière plus générale, les autres disciplines rattachées aux sciences humaines.

Aussi, dans le mouvement actuel, les juristes SEMBLENT montrer une mobilisation plus terne ou retenue, en dépit des appels à a mobilisation du Collectif qui a fait un sans faute jusqu’à présent et nous représente excellemment.

Mais, au delà des apparences, de nombreuses facultés de droit en province ou en région parisienne au sein des universités sont mobilisées : grève, rétention de notes, AG successives, motions d’UFR et de centres de recherche, mobilisation des doctorants, ou encore de nombreuses démissions administratives. Précisément, comme la mobilisation en droit est variable selon les universités, et donc hétérogène, elle manque alors de visibilité.

Cependant, si l’on est forcé d’admettre à un moment donné que la mobilisation des juristes de sa propre faculté n’est pas suffisante ou n’est pas celle à laquelle on pouvait légitimement s’attendre, il ne faut pas alors hésiter à s’appuyer sur les autres disciplines, c'est-à-dire sur les membres de la coordination nationale qui sont généralement très actifs et implantés dans toutes les universités. Ainsi, le sentiment de frustration n’a plus lieu d’être. Car, in fine, nous nous battons tous pour la défense de l’université.

Bon courage et amicalement.


@EC indignée : «car la fatigue évidemment se fait plus vite sentir chez ceux pour qui le terme "mobilisé" relève de l'exotique ». C’est excellent. J’aime beaucoup car c’est exactement cela.

Ecrit par : Mona | 18.04.2009

Moi qui suis juriste, et donc sur le banc des accusés depuis quelques com' :
peut-être que les juristes sont moins mobilisés parce que, dans leur immense majorité, ils savent parfaitement lire les textes, percevoir leurs évolutions et leurs implications. Par conséquents, les manipulations des bobos pseudo-révolutionnaires ont moins de prise sur eux...

Je vous en conjure, arrêtez vos gesticulations irresponsables, cessez d'empêcher les évolutions qui nous sont absolument nécessaires.
Franchement, UNE évaluation tous les QUATRE ans ???!!!
Sauvons l'Université.

Ecrit par : EC aussi | 19.04.2009

@EC aussi

"bobos révolutionnaires", franchement, je le reçois comme un compliment.

Au lieu de passer votre temps à geindre et véhiculer un discours axé sur le déclin, vos feriez mieux de vous mobiliser et d'agir comme nous le faisons haut les cœurs en tant juristes ( voyez le collectif qui n'aba.

S'il existe des bobos révolutionnaires ( et heureusement), il existe ( hélas) des réactionnaires ou des néo-réactionnaires qui se sont manifestés ( parfois malgré eux ...) à l'occasion de ce mouvement. Et, là, honnêtement, on ne peut pas le prendre comme un compliment.

A bon entendeur.

Ecrit par : Mona | 19.04.2009

@EC aussi

"bobos révolutionnaires", franchement, je le reçois comme un compliment.

Au lieu de passer votre temps à geindre et véhiculer un discours axé sur le déclin, vos feriez mieux de vous mobiliser et d'agir comme nous le faisons, haut les cœurs, en tant que juristes . ( cf le Collectif qui n'abandonne pas).

S'il existe des bobos révolutionnaires ( et heureusement), il existe ( hélas) des réactionnaires ou des néo-réactionnaires qui se sont manifestés ( parfois malgré eux ...) à l'occasion de ce mouvement.
Et, là, honnêtement, on ne peut pas le prendre comme un compliment.

A bon entendeur.

Ecrit par : Mona | 19.04.2009

@EC aussi

C'est vrai au fait ... qu'avez vous fait pour le mouvement ? ah oui,
j'oubliais, vous avez signé une pétition ...c'est beaucoup.
Finalement, si on gagne, vous récoltez comme nous les fruits de la
victoire ...c'est pas juste ...


( sur certains sujets dans notre société, il y a tellement
d'injustices qu'il vaut mieux être révolutionnaire et vouloir faire évoluer les choses, que réactionnaire )

Pour en rajouter un peu plus, dans ma fac, en droit, on est ( Pr et
Mcf )devenu imbattable dans l'organisation des AG et la rédaction de
motions. Finalement, on se surprend nous-même.


EC en lutte euh pardon mobilisé ... ça fait plus propre ....

Ecrit par : juriste mobilisé | 19.04.2009

Sur l'évaluation et ses proximités avec la science-fiction : http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/04/18/evaluation-des-enseignants-chercheurs-et-science-fiction/

Ecrit par : Y | 19.04.2009

@ EC déçu,
non, la déception n’est pas encore au rendez-vous. Certes nous avons tous dans cette contestation perdu beaucoup d’amis « EC aussi », avec lesquels on a découvert n’avoir rien en partage. Mais pour beaucoup plus d’amis reconnus comme tels parmi des inconnus d’hier.
Pour moi l’heure de la déception n’arrivera peut-être qu’au lendemain de l’issue, heureuse ou malheureuse, de ce mouvement. Car en même en cas de succès à court terme, qui ne sera jamais que très relatif, ce qui m’importe c’est ce que nous ferons demain de ce nouveau chœur pour voir l’université en laquelle nous croyons devenir l’université dont nous rêvons.
Et tant pis pour EC aussi!

Ecrit par : lycette corbion | 19.04.2009

c'est bien, vous vous réchauffez à mon feu (contre), c'est toujours ça...
Décidément, vous êtes une bobo pseudo-révolutionnaire fort rigolote

Ecrit par : EC aussi | 19.04.2009

@ EC aussi, si vous m'étiez plus sympathique, je vous proposerai un échange de logements pour que vous constatiez comme mon cadre et mon mode de vie sont tout sauf bobo. Je parierais volontiers que vous ne supporteriez pas plus de deux heures ce cadre, dont pour rien au monde aujourd'hui je ne changerais, mais dont le luxe se réduit à quelques bons livres et à une nature environnante belle parce que tout sauf confortable.
Et, méfiez-vous, la rigolote pourrait bien ne pas être une pseudo-révolutionnaire. Seul le surgissement d'une révolution inespérée pourrait me faire renoncer à mon isolement tant apprécié pour rejoindre des compagnons de lutte.
"Accusé, élevez-vous!". Cela nous éviterait les malheurs d'une révolution

Ecrit par : lycette corbion | 19.04.2009

@ Lycette Corbion

Je suis entièrement d'accord avec vous. Ce mouvement, auquel je ne participe pas par plaisir - j'ai horreur de la pagaille - m'a fait découvrir beaucoup de gens sous leur vrai jour. Des personnes que, bêtement, je n'estimais pas plus que ça ont fait preuve de courage et de sincérité, et j'ai découvert à leur encontre que je m'étais complètement trompé. A l'inverse, certaines personnes de ma faculté, dont l' "égo" déjà bien dimensionné, mais que je pardonnais par indifférence, se sont avérées être tout à fait impardonnables. Elles se voient déjà attribuer des bons et des mauvais points à tous ceux qui auront l'outrecuidance de garder leur indépendance, et offensent ce que l'Université a de plus précieux pour celui qui a eu le privilège d'y être admis: la liberté de la pensée, dont la libre recherche et le libre enseignement sont la traduction impérative. Qui a dit que François Gény aurait été modulé ?

Ecrit par : Paul Dirac | 20.04.2009

Ben personne ... il écrivait, lui...

OUARF ! Mort de rire !

Ecrit par : EC aussi | 20.04.2009

Ce mouvement a été une grande claque pour tous les universitaires. On a découvert celles et ceux qui avaient du courage, qui sont devenus des compagnons d'arme et celles et ceux qui n'en avaient pas.
On a découvert celles et ceux qui étaient intègres et avaient une haute idée de leur métier et celles et ceux qui ne pensaient qu'à leur petite carrière et leur dernière publication.
Je ne pense que pas que ce soit de l'indifférence. C'est plus grave : c'est de la lâcheté.


Je suis tout à fait d'accord. Rien ne sera plus comme avant. On ne sortira pas indemne de ce mouvement. Il y a des dégâts importants et des ruptures.

Il y a maintenant beaucoup de " collègues" que je ne salue plus ou que j'évite dans les couloirs. C'est une décision de ma part. J'évite surtout leur regard qui m'est insupportable. Ils sont en effet impardonnables.

merci aux juristes pour tous ces échanges.

@EC aussi
Vous êtes apparemment à court d'arguments.

Ecrit par : Yann | 20.04.2009

@ EC aussi

François Gény écrivait, pour défendre... la libre recherche scientifique !
Il ne semble que vous n'ayez pas compris l'allusion et le jeu de mots de Paul Dirac. Mais un troll ne peut pas avoir la culture de ceux qu'il attaque. Car pour connaître Gény, il faut être un vrai chercheur: il n'est ni dans le dictionnaire de la gendarmerie, ni dans la bilbiothèque de Pécresse !

Ecrit par : Baldus | 20.04.2009

Informations de Toulouse 2


AG des personnels ce matin (jour de rentrée). Près de 300 personnes.
L'AG a voté la reconduction de la grève jusqu'à l'AG de mercredi.
AG des étudiants, environ 1 500 personnes. L'AG a reconduit la grève jusqu'à mardi prochain à la quasi unanimité et la reconduction des piquets de grève à une très large majorité. Elle a voté aussi la validation du semestre et l'envahissement du bâtiment administratif.
Un fort groupe d'étudiants a effectivement envahi le bâtiment en
"destituant" le président et en informant qu'ils prenaient le contrôle de l'université.

Ecrit par : lycette corbion | 20.04.2009

Précisions:1) le message précédent est un message reçu de la coordination toulousaine.2) Toulouse 2 c'est l'université du Mirail
3) J'ai eu confirmation de ces informations.

Ecrit par : lycette corbion | 20.04.2009

Oh l'autre heee... y crois qu'il est le seul à connaître Geny alors que c'est le B A BA de tout étudiant de L1...

@ Yann et Lycette, prenez du prozac, demandez à Toto, il en a tout un stock.

C'est bien, continuez à vous auto-congratuler, à distribuer les bons et les mauvais points, à faire la morale à ceux qui commettent le crime de ne pas penser comme vous, petits bobo totalitaires pétris d'ennui à force de tourner en rond dans leur auto-satisfaction.
Continuez à allumer des feux que vous êtes incapables de maîtriser, ni physiquement, ni intellectuellement.

Le blocage de Toulouse, les coups de force, les violences, sont une tragédie pour toutes les Universités.
C'est une hystérie collective de malades égocentrés.

Ecrit par : EC aussi | 20.04.2009

@Lycette

Le Mirail a, de toutes les manières, toujours été, sauf erreur, très mobilisé d'après les infos qui remontent.

Il est clair qe les choses vont se gâter si demain le passage en force de la ministre trouve un écho favorable auprès de la section administrative du Conseil d'Etat. Il ne nous reste plus qu'à compter sur la sagesse et la mesure de ses membres.

Il risque d'y avoir une très forte radicalisation, hautement compréhensible, face à ce ministère d'une obstination inédite, qui portera l'entière responsabilité de ses actes, sans évoquer la rupture définitive avec le monde universitaire. Quel gâchis !

Bon courage aux collègues de Toulouse 2.

Ecrit par : Mona | 20.04.2009

Solidarité avec Toulouse et toutes les universités bloquées.
Nous, collectif des juristes en lutte ( CJL), professeurs et maîtresde conférences en droit privé et droit public, dénonçons la mainmisede certains PR de droit sarkosystes qui ont bridé dès le début lemouvement au niveau local de manière intelligente et ont ainsiaffaibli la mobilisation des juristes.
Par conséquent, compte tenu de leur trahison avec le mouvementuniversitaire, nous considérons que leur crédibilité scientifique estlourdement entachée. Cette soumission aveugle au pouvoir sarkosystedevra être systématiquement dénoncée d'une manière ou d'une autre àl'occasion de toute manifestation scientifique où ilsinterviendraient, notamment sur certains blogs jaunes...Cela vautaussi pour les maîtres de conférences jaunes.
Certains mandarins, grands défenseurs des réformes de Sarkozy,notamment constitutionnelle, mais aussi d'autres, n'ont adopté aucuneprise de position publique. Après deux mois et demi de lutte, latrahison est plus flagrante chez les PR publicistes que privatistesqui se sont plus mobilisés ou ont tenté de participer au débat.
Pourtant, les collègues courageuses et courageux continuent la lutte.Ces PR n'ont pas compris que le mouvement était apolitique. Lapreuve : les PR de Paris II qui sont montés au créneau et sontprésents depuis le début dans le mouvement.
Collectif des juristes en lutte.

Ecrit par : C.J.L | 21.04.2009

Oh la la ! kes ki gueulent ces extrêmes gauchistes !
Y va leur falloir une NPA
une Nouvelle Pomme d'Adam...

OUAIAIAIAIHHHHHHHH !
Je suis un Troll jaune !!!!
Sus aux Trolls rouges totalitaires !

Résistance ! Résistance !
Sauvons l'Université !
Non aux blacks bloqueurs !!!
Sus aux kmer rouges !
Défendons la Démocratie et la République !
Sus aux totalitaire qui nous privent de nos libertés !

Sauvons la réforme !
Non à l'avancement automatique !
Non au nivellement par le bas !
Oui aux évaluations !
Sauvons l'Université !
Résistance ! Résistance ! Résistance !

Ecrit par : EC aussi | 21.04.2009

Le CJL ? Tellement loin de l'état d'esprit des universitaires mobilisés... des gens intelligents, responsables, dotés d'une vraie conscience politique et qui se garderaient bien de brocarder ainsi tel ou tel pour absence de prise de position, ou de remettre en cause sa valeur scientifique pour de telles raisons...

Le CJL ? ... très certainement une création de celui ou celle qui se cache derrière EC aussi .. afin de relancer ses délires anti-gauchistes

Il y en a décidément qui ne comprennent tellement rien à rien que seule l'explication par la mouvance ultra révolutionnaire satisfait leur petit esprit simpliste ... ah le tort que peut faire parfois la formation juridique : allez... 2 parties, 2 sous-parties...

Ecrit par : ECI | 22.04.2009

Ah non !!
Alors là !
Je veux bien assumer des tas de conneries, mais pas les horreurs que profère le CJL.
Là, non, pour une fois, c'est pas moi !!
Je suis peut-être lâche, trollesque, jaune,... mais je signe toujours sous mon vrai pseudo (et je vous ferai signe s'il est usurpé).

Et non... il faut bien vous rendre à l'évidence : le mouvement est, comme je vous le dis depuis le début, noyauté par un petit groupe d'extrêmiste qui vous manipulent et vous aveuglent...
C'est ki k'avait raison ??

Ecrit par : EC aussi | 22.04.2009

Vous allez faire votre rapport à la DCRI ?

Ecrit par : Paul Dirac | 22.04.2009

Ben tiens... en tant que bon troll gouvernemental tout vert et qui pue ! J'vais me géner... OUARFFFFF (rire de troll, mauvaise haleine)

Et pour ne pas écrire un com' pour rien (oui, je sais, ils sont tous inutiles OUARFFFF), reprenons l'argumentaire pro-réforme.

Chers collègues, franchement (hou la... gros effort demandé à des manipulés ou manipulateurs... OUARFFF), imaginez que vous avez un enfant en terminale.
Imaginez que cet enfant a l'esprit scientifique, il est très très fort en physique et math, il veut prendre cette voie. Très honnêtement, n'allez-vous pas faire en sorte qu'il réussisse une prépa ? Ou un concours pour une grande école d'ingénieurs ?
Ben oui... c'est mieux que la fac de science...
Imaginez qu'il est très doué en littérature : allez-vous l'encourager à s'inscrire à la fac de lettre ou de philo, blacks bloquée 3 mois par ans ?
Ben oui, va me répondre Mona hypocritement...
Ben non, vous répondrez vous en votre for intérieur, on va faire en sorte qu'il aille en khâgne...

Cette situation est intolérable ! Il faut sauver nos Universités !
Il faut que les meilleurs étudiants viennent chez nous, ainsi que les meilleurs chercheurs, ce qui n'ira pas sans réformes.

Les facs de droit sont épargnées parce qu'elles ont miraculeusement gardé un monopole que l'on peut craindre provisoire. Celles de médecine le sont également grâce au monopole et à la sélection par concours. Tout le reste est en danger.
Sauvons l'Université.
Qu'elle revienne au centre du système.

Tiens, j'ai trouvé le site du CJL
http://www.cjl.fr/
OUARFFF !!

Ecrit par : EC aussi | 22.04.2009

@ EC aussi, quand c'est trop c'est trop!
Je m'étais retenue de vous répondre sur vos glissements douteux d'une qualification à une autre ("bobos pseudo révolutionnaires" à "extrémistes"): en effet, d'un juriste on attend plus de rigueur en matière de qualification (évaluation Corbion)!
Mais vos propos désobligeants à l'égard du travail de qualité dispensé par nos collègues universitaires en sciences dites dures ou humaines me font bondir.
Mon fils aîné, au sortir du bac, s'est inscrit en fac. de philosophie, en attendant de pouvoir passer le concours d'entrée de la FEMIS (école de cinéma, deux années d'études après le Bac exigées). La qualité des enseignements reçus a attisé son appétit de philosophie et demain, contre toute attente, il fera un Master 1 et puis nous verrons... En khâgne il aurait fait autre chose, touché à beaucoup de choses mais il n'aurait pas eu accès à ces enseignements divers centrés sur la philosophie. En effet les cours officiels du second semestre n'ont pas commencé mais il n'a jamais eu autant d'heures de cours que durant ce second semestre sur un programme décidé en commun avec les enseignants et en rapport avec les évènements.
Un de ses camarades de lycée, "très très fort en maths et physiques" (20/20 au bac S en maths et physique chimie) s'est inscrit en fac de maths. Pas plus que mon fils, il n'a regretté à aucun moment son choix et n'a en effet aucun souci particulier à se faire pour son avenir.
Ma nièce, élève ingénieur en agro., en revanche a suivi le parcours que vous indiquez: bachelière mention TB à 16 ans, deux années dans une de ces écoles préparatoires parisennes très prisées, concours d'entrée aux grandes écoles, succès, pour en fin de parcours avoir la révélation de son intérêt pour la recherche. Où se retrouve t-elle? Inscrite en Master 2 dans une université parisienne où elle dit recevoir un enseignement d'une qualité qu'elle n'a jamais connue et en être d'autant plus stupéfaite qu'elle rapporte cette qualité aux moyens dérisoires accordés à l'université et sans commune mesure avec ceux qu'elle a connus.
Alors, imaginez ce que nous pourrions faire avec plus de moyens pour les bacheliers moins "brillants" ou (et) moins gâtés aux regards de leurs origines sociales, qui ont le désir de continuer à apprendre à l'université ...
Pour finir, je peux entendre un entrepreneur décrier l'université mais pas un universitaire. Et j'en ai marre de vos onomatopées.,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Ecrit par : lycette corbion | 22.04.2009

Ben c'est exactement ce que je dis : l'enseignement en fac est de bien meilleurs qualité, et il est gâché par des comportements irresponsables d'étudiants bloqueurs.
Quant aux diplômes, ils sont discrédités par l'absence de sélection, parce que l'extérieur ne voit que ça.
Donc les bons élèves, au lieu de venir dans nos formations, vont dans les formations médiocres à sélection.

Il faut sauvez nos Universités en changeant profondément le système afin de revenir au centre, que nous n'aurions jamais dû quitter.
Cette réforme va dans ce sens.

Ecrit par : EC aussi | 22.04.2009

@EC aussi

Il est inutile d’insister avec vous. Nous avons deux conceptions diamétralement opposées de l’université et de ses missions.
Ce n’est même pas l’université qui est en cause dans votre propos. C’est votre manière de concevoir l’enseignement et la recherche, nécessairement utilitaires.

Vous avez une approche mercantiliste, voire machiavélique ( tout par intérêt et tout a une fin) tandis que nous sommes nombreux, et que cela vous déplaise ou non, notamment les juristes, de note modeste échelle, à défendre une autre vison fondée sur le savoir, sa constitution et sa diffusion auprès d’un large public divers et motivé, car souvent peu épargné au départ ....
Ce public si attachant dispose autant que les étudiants des grandes écoles, que vous idolâtrez tant, du droit au savoir. Et ça, ça vaut de l’or.

Deux visions car peut-être deux mondes différents. Et il se trouve que cette fonction que nous exerçons, dont nous avons tous une haute estime (sauf vous), s’inscrit dans une mission de service public. Que demander de plus ? du pur bonheur.

Concernant les grandes écoles, il est connu de tous que nos formations et nos centres de recherches sont de meilleur niveau. Malgré la politique de débauchage de ces dernières, les universitaires restent à l’université. Ils ne la quittent pas à l’exception de quelques personnes qui cèdent au chant des sirènes. Mais, cela reste marginal.

Pourquoi ne la quittent-ils pas alors si elle est si mauvaise et aussi détestable ? Ils y restent car les universitaires savent pertinemment qu’ils ne trouveront nulle part ailleurs une telle variété d’enseignements, de formations, d’axes de recherches et de laboratoires et ce malgré l'humilité de nos moyens. Et, ils ont en plus une certaine idée de leurs fonctions.

De plus, en comparaison aux effectifs denses que nous gérons, nous assurons largement nos missions et même excellemment au regard de la modestie des moyens car les grandes écoles, elles, ont un public peu fourni et des moyens substantiels …. Appréciez la concurrence déloyale.

Si vous méprisez tant l’université et vos collègues pour lesquels vous tenez un discours insultant et avez si peu d’estime, pourquoi y restez- vous si c’est pour nourrir autant de d’aigreur et ressentiment ?

Ecrit par : Mona | 22.04.2009

@ EC aussi, et voici ce que répondent sur Toulouse les étudiants bloqueurs irresponsables du Mirail (libertoncerveau) aux étudiants du DADA (déblocage actif des amphithéatres):

Allez-y, allez travailler, petits aveugles à la croix de bois,
à la langue pendue, aux dents longues,
chantez, chantez les noces
du travail et du fric amassé,
allez bosser, hop hop,
lustrez les crocs de la bête affamée,
honorez l'Entre-prise où vous crèverez à 35 ans de vaine dévotion,
en moines écouillés, en nonettes frigides,
vos ébats amoureux feront toujours un bruit de machine à laver,
il n'y a que la terreur qui vous fait marcher,
l'effroi devant la pauvreté, la hargne égoïste de s'en tirer à bon compte,
à meilleur compte, à tout prix,
le pois chiche affolé s'effrite sur les parois d'acier
de votre pauvre caboche,
petits robots bourrés d'alcool le jeudi soir,
cravate redressée le vendredi matin,
automates au garde-à-vous de la Réussite,
orgie d'ignorance ou de savoir aplati,
soumis, c'est tout comme,
arbeitmachtfrei.com, c'est votre adresse actualisée,
nous viendrons pisser au pied de votre porte,
reconnaissable à son enseigne: "N'entre ici que celui qui travaille!",
de dehors nous étoufferons nos rires,
pour mieux écouter la poussière se déposer lentement,
mais sûrement sur le dos courbé de votre néant.

Bonne chance, et bien le bonjour aux tristes chromosomes
qui vous ont engendrés.
A Dada sur votre bidet!
(celui qui portait ce nom il y a presque un siècle
vous aurait mis aujourd'hui son poing en pleine gueule)

Ecrit par : lycette corbion | 23.04.2009

Et hop ! Plein de points Godwin !!

Ben dites donc, ça vous attaque d'écouter Cali en boucle...
Misèèyre !
Bon, je vous quitte, je vais bosser. Bon vent les rebelles !

Et encore merci à notre hôte Dimitri Houtcieff.

Ecrit par : EC aussi | 23.04.2009

Sans vouloir répondre à quelqu’un en particulier (chose vaine parfois), je voudrais commenter brièvement le texte des étudiants de Toulouse que je livrais sur ce blog aujourd’hui même.
Leur langage peut évidemment choquer au regard de la nature policée, modérée, des échanges que nous sommes censés respecter ici sur ce blog, comme sur beaucoup d’autres. Il me semble pourtant que s’ils sont choquants, ce n’est pas par pure provocation nihiliste ou vulgaire, mais par certaines ellipses éloquentes autant sinon plus que par le style délibéré, jugé de nos jours « irrecevable » entre gens bien.
« Le travail rend libre », phrase anodine en français, résonne tout autrement en allemand, et tout le monde sait pourquoi. Or il faut peut-être seulement mesurer que cette conception de la « valeur travail » comme facteur et source de liberté ne fut pas que l’apanage des nazis (pour ne pas les nommer), loin de là, mais aussi des staliniens et… des capitalistes. Chez ces derniers, l’illusion de la liberté procurée réside avant tout dans quelque chose qui est au cœur du débat : l’évaluation. Evaluation des compétences et/ou du travail fourni (production, recherche,…) réduite au final à son pesant de monnaie de singe, à l’étalon de la valeur tel que tout le monde est censé y trouver son compte (expression significative en elle-même).
Le fait que le capitaliste achète la force de travail à quelqu’un qui n’a d’autre choix que de lui vendre (et aujourd’hui on sait que, bien pire encore, c’est l’être qu’on évalue, qu’on achète ou récompense, bien plus que l’avoir de telle ou telle force de travail ou de telle compétence), ce fait qui crève les yeux apparaît communément, formulé ainsi, comme une offense à la novlangue qui parle en termes de gouvernance, de contractualisation d’égal à égal, etc…

Autrement dit, la misérable injonction « travailler plus pour gagner plus », s’appuyant sur le fait que gagner plus, c’est forcément vivre avec plus de confort et donc (un donc purement sophistique) acquérir plus de liberté, n’est-ce pas une actualisation du « travailler rend libre », avec cette douce suggestion que la liberté se gagne à prix d’or … et en acquérant docilement les diplômes nécessaires à telle qualification (au lieu d’être comme dans les régimes « totalitaires » un sacrifice exigé ou « consenti », offert au tyran) ? Ce que pointaient, je crois, nos étudiants en précisant : « …c’est votre adresse actualisée ».
En d’autres termes encore, et si je n’interprète pas abusivement leurs propos, plus besoin d’être un Etat fasciste pour saigner les gens au travail, une société libérale policière suffit amplement, pour peu que la carotte et la matraque fonctionnent comme un régime quotidien on ne peut plus banal.
Quant au travail réel fourni par chacun(e), il suffit de lire les arguments des uns et des autres pour mesurer si l’exhortation au travail cache ou non une fainéantise crasse, disqualifiant grossièrement dans ce cas ceux qui interrogent sérieusement, même sous des allures inconvenantes, l’enjeu actuel contenu dans la « valeur travail », à l’heure où le droit de grève « entrave à la liberté d’entreprendre» ne cesse de reculer.

Ecrit par : lycette corbion | 23.04.2009

A bordeaux IV le mouvement est terminé, tout le monde bosse ses exams et on va avoir les exams à la date prévue...je pleins les pauvres étudiants de toulouse qui comme moi n'en on que foutre de tout ce mouvement qui s'est trompé d'époque.

C'est assez insurportable d'entendre des "roots" relativement dégueux se préoccuper de l'avenir des enfants que je n'ai pas encore...écoutez jean louis Aubert et faites la révolution à la maison...pas à la fac.

...enfin tout ça est terminé ici...enfin :)

Ecrit par : joelindien | 24.04.2009

@joelindien
Le mouvement aurait dû perdurer à Bordeaux,ne serait-ce que pour vous donner un peu plus de temps pour revoir vos bases en orthographe.

@ lycette corbion
votre engagement envers l'université est admirable. Je regrette que certains étudiants n'en mesurent pas la portée. Car ce sont eux les véritables perdants de la réforme.
Et pas vous contrairement à ce que prétend le gouverneMENT.

Ecrit par : ninous | 24.04.2009

@joelindien
Le mouvement n'est pas terminé à Bordeaux IV. Les Conseils centraux sont toujours bloqués et les enseignants ne siègeront dans les jurys du bac. Nous avons eu une attitude responsable contrairement à celle du gouvernement. Nous sommes prêts à repartir dans un mouvement plus dur si les choses n'évoluent pas.
Quant à Joelindien, il est dommage qu'il ne voit pas plus loin que le bout de nez. L'Université aurait dû lui apporter une certaine hauteur d'esprit, dommage qu'il ne l'ait pas compris.

Ecrit par : kafka | 25.04.2009

Apparemment, le CJL, c'est du sérieux. Ils ont commencé à dénoncer
ceux qui n'ont pas été clairs par rapport au mouvement, sur un blog
sur les droits de l'homme.

Merci pour au Professeur Houtcieff pour son soutien constant et à tous
les autres ( Darmassin, Droit cri-tic, Drôle d'en-droit, Fabula).
merci à tout ceux qui sont intervenus sur ce blog, Lycette Corbion,
Mona, EC indignée et les autres ...c'est toujours des posts très
intéressants. C'est dur pour les EC aujourd'hui. Les décrets ont été
publiés ce jour.

Ecrit par : coppola | 25.04.2009

Et si, en attendant de nous retrouver plus forts encore, nous écoutions quelque beau morceau de musique.

http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741

Ecrit par : lycette corbion | 25.04.2009

@ Lycette : merci pour ce joli moment ... mais pourquoi nous serions nous perdus ?

@ Coppola
votre message laisserait presque penser que le mouvement est terminé du seul fait que le décret est publié...
Il était déjà sur le bureau du Conseil d'Etat en février
Ce passage en force était quasi prévisible depuis le début, tout ceci n'est qu'une étape de plus
Le combat ne fait donc que continuer !
Ne serait-ce qu'afin que les présidents-patrons et autres instances ayant les mêmes velléités aient en tête que la communauté universitaire préservera son intégrité scientifique coûte que coûte et qu'il ne faut pas trop compter utiliser ce texte contre-nature dans la perspective qui leur a été promise
Les gouvernements passent, les présidents aussi, l'Université reste !

Pour beaucoup autour de moi qui étaient mobilisés mais peu actifs, la publication du décret est même une déclaration de guerre (sic) qui les conduit à envisager des modes d'action qu'ils récusaient jusqu'alors
Leur passivité relative était jusqu'ici due à une croyance erronée dans un possible aboutissement apaisé du conflit et la volonté de concertation et de négociation du Ministère :)

Ecrit par : EC Indignée | 26.04.2009

@ EC indignée, à aucun instant l'idée que nous nous soyons perdus ne m'a effleurée. Tout au plus dois-je réprimer mon impatience à participer à de nouvelles actions concertées. Mais cette impatience sera de courte durée comme le laisse notamment augurer la réunion du collectif pour la défense de l'université le 6 mai prochain.

Ecrit par : lycette corbion | 26.04.2009

@coppola

Je suis d'accord avec mes collègues. Nous n'avons pas perdu !!!

Il n'y a pas défaite mais seulement déshonneur de ce gouvernement qui fait passer en catimini des textes ( EC, CNU contrat doctoral)contestés quasiment de tous.

Nous continuons et note détermination est encore plus forte qu'hier.

Ecrit par : Mona | 26.04.2009

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