04.02.2009

Protestations "2.0"

Abondance de modalités d'actions ne nuisant pas, je signale l'existence du groupe "Pour le retrait du projet de décret relatif aux enseignants chercheurs" sur facebook, qui comprend déjà - en à peine 48 d'existence - plus de 1000 adhérents. J'invite mes collègues "2.0", et plus généralement, ceux qui défendent l'Université française en danger à rejoindre ce groupe.

Commentaires

Tiens c'est marrant, le groupe "Contre la rétention des notes du premier semestre" a plus d'adhérents ...
http://www.facebook.com/group.php?sid=1719a920e9cc6ce2e2d0cafc5fde14c8&gid=57312659788

et je parle même pas des groupes propres à chaque fac ...


Contrairement à ce qu'affirme un de vos collègue,
http://www.rue89.com/2009/02/01/chers-etudiants-voici-pourquoi-je-ne-donnerai-pas-vos-notes-0?page=3#commentaires

Cette mesure n'est ni légale (je me demande ce que penserait le juge administratif de ce joli détournement de pouvoir et de cette atteinte à la propriété ... ) ni légitime car elle pénalise uniquement les étudiants, sans aucune concession de la part des prof, contrairement à la grève (qui bizarrement est une mesure beaucoup moins populaire chez vos collègues ...).

Pourquoi ne pas retirer les mesures de rétention des notes, en gage de bonne foi de l'altruisme proclamé de votre mouvement ?

Ecrit par : doui | 04.02.2009

Le groupe "Pour l'interdiction d'applaudir à l'atterrissage" a également plus de membres. Beaucoup plus que celui que vous citez.
Je ne suis pas administrativiste, mais je dois dire que la question de la "propriété" des notes est intéressante.

Sur le fond, la grève n'est pas populaire chez mes collègues, c'est vrai, mais pas pour les raisons que vous sous-entendez (en clair : "ils ne veulent rien faire en continuant d'être payés"). Si elle est moins populaire c'est précisément parce qu'elle pénalise davantage les étudiants. Le mouvement est monté crescendo, généralement. Dans un premier temps la rétention des notes (nous ne sommes pas en juin, notez bien...), dans un second temps une grève consistant à faire cours en se déclarant grévistes (en clair, "ils travaillent mais ne sont pas payés"!).
Le mouvement se durcit aujourd'hui en réaction à la position du gouvernement et non pas, comme vous le sous-entendez encore, pour éviter la correction des copies.

Quant à la bonne foi, elle reste aussi à démontrer de votre côté : pourquoi ne pas parler clairement, sans sous-entendus et sans le masque facile d'un pseudonyme, puisque, précisément, tout est clair !

Ecrit par : Dimitri Houtcieff | 04.02.2009

@Doui
Oh, un troll du ministère ...

Ecrit par : Darmaisin | 04.02.2009

Très bien, jouons cartes sur table.

Je suis étudiant en 3ème année de droit à Sceaux, mon vrai nom est [ NB : je me suis permis d'enlever votre nom, je ne vous en demandais pas tant ] et ces infos sont aisément vérifiables ...

J'assume la bonne dose de mauvaise foi incluse dans mes sous-entendu, qui avait précisément pour but de vous faire réagir (peut être que maintenant vous pouvez comprendre pourquoi je réagi violemment à la mauvaise foi de la rétention des notes). Je refuse cependant d'absoudre intégralement l'ensemble de la communauté universitaire, je pense qu'il y a nécessairement un fond de vérité. En cherchant bien, je suis sur qu'on trouve quelques brebis galeuses, mais après c'est à chacun de se faire son opinion.

A la vérité, à titre personnel je crois globalement à la sincérité du mouvement des prof. Je pourrais préciser également que je suis actuellement en Erasmus chez les méchants anglo-saxons, si bien que je ne suis pas personnellement touché par la rétention des notes ...

Sauf que je n'agis pas en mon nom, je milite dans l'unique but (pour l'instant) de faire cesser dans toutes les fac de France et de Navarre, la pratique scandaleuse et hypocrite qu'est la rétention de note. Attention, je parle bien de la mesure en elle même, pas de la finalité du mouvement. Non, la fin ne justifie pas tous les moyens, c'est ce genre de raisonnement qui tente de justifier par exemple la torture (histoire de changer un peu du thème à la mode de la prise d'otages). Barack Obama va faire fermer la prison de Guantanamo ... allez vous vous décider à libérer les notes ou faut il que le juge des référés vous condamne sous astreinte ?

Peu importe la réalité de votre engagement, elle est inopposable car en matière de mouvement social, ce qui prévaut c'est la théorie de l'apparence (d'où les diverses instrumentalisations des média). En l'espèce, cette mesure de rétention des notes a pour effet de grever sérieusement l'image de votre mouvement auprès de la communauté étudiante, tout en se révélant d'une efficacité largement discutable contre le gouvernement.

J'aimerais sincèrement militer de votre côté, mais je m'y refuse tant que cette mesure absurde est en place, car elle donne l'impression que vous vous payez la tête des étudiants ...

Ecrit par : doui | 04.02.2009

@ Doui,

Je doute qu'un juge des référés puisse me condamner sous astreinte à rendre mes notes, mais peut-être peut-il condamner les Etats-Unis à fermer Gantanamo plus vite, tout semble comparable...

Ecrit par : Josette de Madrid | 04.02.2009

@Josette

N'avez vous donc jamais été étudiant ? Au delà de l'intérêt pratique d'avoir ses notes, c'est une satisfaction personnelle (ou déception) de recevoir les notes qui sanctionnent le travail acharné d'un semestre. En laissant les étudiants dans l'expectative, vous vous rendez complice d'une véritable torture mentale. Si l'on ajoute le détournement de pouvoir, je ne serais pas aussi sur de l'issue juridique.

Peut être que vous ne serez pas touchée personnellement, après tout c'est une faute qui n'est pas nettement détachable de votre service, mais l'université en tant que personne morale sera assurément condamnée et son pouvoir exécutif (bientôt son tout puissant président) pourrait s'en souvenir, quand viendra l'heure de vous évaluer ...

Ecrit par : doui | 04.02.2009

La rétention des notes n'est pas plus absurde et handicapante que les blocages des universités réalisés par les étudiants les années précédentes. Au moins cette pratique laisse la possibililé aux étudiants et aux enseignants de poursuivre les cours suivant leur volonté ou non de se joindre au mouvement.
De plus, il est un peu tôt encore pour que cela perturbe vraiment les étudiants puisque dans la plupart des universités les examens viennent de se terminer. Ce n'est que si le mouvement s'étend dans la durée que cela deviendra pénalisant et au jour d'aujourd'hui on ne sait pas encore ce qu'il en sera...

Ecrit par : D. Hachette | 04.02.2009

@doui : "Sauf que je n'agis pas en mon nom, je milite dans l'unique but (pour l'instant) de faire cesser dans toutes les fac de France et de Navarre, la pratique scandaleuse et hypocrite qu'est la rétention de note."

C'est très gentil de votre part de militer pour nous autres pauvres étudiants restés en France, mais sérieusement, vous parlez en votre nom et uniquement en votre nom.
Personnellement, je ne vois rien de bien scandaleux de ne pas avoir ses notes en février... si ça devait durer quelques mois, ce serait une autre histoire. Mais je ne pense pas que les enseignants soient entrés en grève dans la perspective de la faire durer. Après, vu la réaction de la Ministre, le mouvement a intérêt à se durcir pour avancer.
Mais surtout, pour éviter toute division entre les profs et les étudiants, il faut vraiment faire un effort d'information pour qu'ils comprennent que c'est aussi dans leur intérêt...

Ecrit par : Ptite Clé | 04.02.2009

@ Josette : ce ne sont pas "vos" notes ; ce sont celles des étudiants.

Chargé de TD, je suis très favorable à cette grève, et je milite moi-même activement dans ma fac. En revanche, j'avoue ne pas bien comprendre l'utilité de cette rétention. D'autant que, une fois de plus, une grande partie de ceux qui notent - les chargés de TD - n'ont pas vraiment été consultés pour la mise en place d'une telle expropriation.

Il y a un arrêt, dont on parle toujours en pénal, qui a - je crois - conduit à la condamnation d'un enseignant pour vol de copies d'examen. Il y a d'autres moyens d'action, qui auraient pour but de nuire plus au ministère qu'à nos étudiants.

Ecrit par : Frédéric Lamourette | 04.02.2009

La rétention de notes a pour avantage de permettre de "faire chier" (pour reprendre le vocabulaire syndical) sans cesser le travail et donc d'être payé. C'est un détournement grave de l'une des fonctions d'EC, c'est l'instrumentalisation des étudiants, c'est un manque de respect total envers eux !
Et surtout, c'est un moyen confortable de faire "grève"...

Ecrit par : Juvenal | 04.02.2009

@Juvenal: vous devriez vous renseigner sur ce qui se pratique dans les universités avant d'écrire. À Toulouse 1, les enseignants qui ont retenu leurs notes viennent de recevoir de leur Président l'injonction de rendre leurs notes avant une date par lui fixée, faute de quoi après cette date il considérerait que ces enseignants n'assument plus leur service.
Et pour une parole d'étudiant autre que celle de doui (pas différente de celle de la FAGE), je colle ici celle recueillie sur le blog de Darmaisin.

"Bonjour je suis étudiant en L3 de philosophie, non syndiqué, et je souhaitais répondre à ce communiqué de la FAGE.
Ce dernier est en quelque sorte l’archétype exemplaire de la fausse opposition de nombreuses confédérations étudiantes contre la réforme jadis, et ses décrets d’application aujourd’hui.
Il y a toujours dans de telles manifestations une double casquette, qui serre à la fois de bouclier et à la fois d’épée : le bouclier c’est le “nous sommes contre la loi”, traduit ici par les on “comprend et partage”, remarquons que ce bouclier reste toujours évasif, il parle “d’inquiétudes” sans les nommer, ainsi que de “certaines réformes” sans les identifier non plus, de telles factions se battent toujours contre des nébuleuses dont l’indétermination sert de mots d’ordre mous pour ne jamais avoir à s’engager dans un quelconque combat. Il s’agit là d’abord donc de se poser comme un interlocuteur “ami” pour ne pas être tout simplement mis à l’écart des “débats” qui ont lieu sur un campus en grève. Le bouclier est un accord de principe, dans l’idée on partage, on est avec vous.
Pour chercher l’épée, le coup porté, il faut toujours regarder après le bouclier, après l’accord de principe, l’épée est souvent introduite par la conjonction de coordination “mais” qui vient limiter l’accord de principe, dans ce texte c’est l’adverbe “toutefois” qui joue ce rôle : “Toutefois {…} la FAGE {…} juge cette situation {la rétention des notes par les enseignants} inacceptable car cela revient à prendre en otage les étudiants.” Voilà, le coup d’épée est donné, nous sommes “amis” dans le principe, nous ne sommes pas d’accord sur l’action menée. S’étalent alors de longues lignes pour dire que de telles actions sont intolérables. Les détracteurs, très flous sur une contestation partagée, dans l’idée, des applications de la réforme, sont très clairs et précis par contre pour dénoncer la “prise d’otage”, c’est bien cette dénonciation que veut atteindre un tel communiqué et de telles organisations, en témoigne ne serait-ce que le temps passé dans le texte à détruire une telle action par rapport à celui passé à contester la réforme, ainsi que l’absence totale de propositions de modalités d’action différentes.
Bref le bouclier est un leurre qui n’a d’intérêt que pour qu’on relate leur propos, le véritable intérêt se trouve dans le travail de sape que de telles organisations font au jour le jour contre toutes formes de contestation.
Il est triste qu’ici la seule parole d’étudiant se trouve dans ce communiqué, c’est pourquoi je tenais à réagir. Cela dit il n’est peut-être pas nécessaire de laisser s’exprimer de tels propos quand on sait quelles sont leurs intentions, on peut toujours s’amuser à contrer leur argumentaire (sur la prise en otage par l’action des enseignants il est toujours trop facile de reporter la responsabilité d’un mauvais fonctionnement de la Faculté sur ceux qui justement condamnent les réformes qui produisent ce résultat) mais j’ai bien peur que même si celui-ci est un argumentaire bien faible, sa force soit bien plus d’occuper l’espace du débat, et agir par là comme une inertie redoutable. La première chose à faire serait donc, je pense, de sortir de telles organisations de cet espace, elles ne sont pas des interlocuteurs de grève, mais bien des petits soldats disciplinés qui reçoivent leurs ordres de tout là haut.
Ne perdons pas de temps avec de tels discours, c’est justement entrer dans leur jeux, occupons nous bien plus à faire du mouvement qui s’annonce autre chose que le ronron annuel de manifestations, et de pseudo-contestations.
Nous venons de le dire l’intérêt n’est pas dans les accords de principe, mais bien dans les modalités d’action qu’il s’agit maintenant d’inventer, et d’aller bien plus loin qu’une rétention de notes.
Les seuls étudiants aujourd’hui à craindre pour leurs diplômes et donc à s’élever contre de telles actions, sont ceux qui sont dans une profonde ignorance de la réalité du “marché du travail”, qui croient encore aujourd’hui à la valeur “professionnelle” de leurs diplômes, qui vont à la fac comme des clients, ceux-là sont malheureusement nombreux, mais le nombre de désillusions le sera tout autant.
Bonne chance dans ce tout début de mouvement, la seule chose à faire est de parler entre nous pour le moment, de savoir sous quelle contestation nous allons pouvoir nous réunir et comment.

Excusez le roman fleuve."
NB: j'ai l'accord de l'étudiant en question pour cette reproduction; en revanche je ne l'ai pas demandée à Darmaisin mais j'espère qu'il ne m'en voudra pas

Ecrit par : corbion lycette | 04.02.2009

Etudiant moi-même (M1 Paris 1), je trouve que la rétention des notes est le procédé d'action le plus respectueux des droits des étudiants.

Supprimez les cours, supprimez les examens, et vous leur nuisez réellement. Retenez leurs notes, et mis à part le léger inconvénient de devoir les attendre, vous ne leur causez aucun préjudice. Avoir ses notes en mars, une torture morale ? Laissez-moi rire. Jaune, cependant, car je sais que bientôt commencera la rengaine sure "les étudiants pris en otage".

Ecrit par : GroM | 04.02.2009

@ Doui

"La démagogie (du grec demos « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l'art de mener le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste, occultant les nuances, dénaturant la vérité."

Je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle entre vos propos et la définition précitée. Etant moi même étudiant de L3 Droit ( Université d’Evry ), je ne suis pourtant pas ému par votre discours larmoyant sur la pratique « honteuse » de la rétention des notes …

« La pratique scandaleuse et hypocrite de la rétention des notes » : comme il l’a été fort bien souligné, les partiels viennent tout juste de finir. Et vous vous permettez de souligner l’hypocrisie de la pratique précitée, quand vous la dénoncez fermement alors qu'elle ne produira aucun effet néfaste sur les étudiants en toute hypothèse avant quelques temps ? Un peu de rigueur pour de telles accusations.

Je n’accorde qu’une ligne à votre parallèle douteux avec la torture, pour en souligner l’incohérence tant en degré qu’en nature.

En conclusion : établissez simplement un parallèle, entre l’apparence de la rétention des notes et son atteinte néfaste effective sur les étudiants ( nulle pour le moment, du fait que les examens viennent de finir ) : vous obtenez un moyen supplémentaire pour les revendiquant de se faire entendre, mais en aucun cas une atteinte perverse aux étudiants comme vous le soulignez si vaillamment. Ajoutez à cela le nombre important d’EC faisant grève tout en assurant les cours, ou faisant grève des jours normalement sans cours pour eux, sur qui pèse selon vous la charge de la bonne foi désormais ?

A bon entendeur

Ecrit par : Florian M | 04.02.2009

Pour dissiper tout malentendu, je ne suis personnellement affilié (ni en contact avec) à aucune association politisée ou autre mouvement, et ne reçois d'ordres ni d'instructions de personne d'autre que ma conscience libre et éclairée (notamment grâce à ce blog). Ptite clé a d'ailleurs raison de le préciser, même si j'entends défendre une cause générale, mes propos n'engagent que moi. Il est évident que d'autres étudiants peuvent émettre un avis divergent.

Les propos rapportés de cet étudiant en philosophie me paraissent un peu extrêmes, limite liberticides. Vous avez certes le droit de m'ignorer (que c'est pratique !), de là à proposer la censure ...

Pour revenir sur le fond, voici comment je vois la situation. Que ce fut délibéré ou non, la rétention des notes a fait monter la grogne dans les chaumières étudiantes. Reste à savoir si cette hargne alimentera une lutte intestine (ie contre les prof) ou un front commun.

Il est encore temps de faire machine arrière, sous les applaudissements étudiants, et vous pourriez même récolter des partisans au passage au moyen d'un bon petit communiqué bien tourné. Mais à trop tarder, vous risquez que cette lutte contre la rétention des notes, apolitique à la base, se voit instrumentalisée par des gens moins bien intentionnés.

Enfin je tiens à repréciser (interprétez ça comme l'utilisation d'un bouclier si ça vous chante) que mon énergie est focalisée uniquement contre la rétention de notes. Je respecte totalement un enseignant qui fait une (vrai) grève, quelqu'en soit le motif (je respecte mais je n'approuve pas forcément), et j'ai la plus grande admiration pour ceux qui se déclarent en grève tout en assurant les cours. En revanche je trouve que la rétention de notes est méprisable ...

Ecrit par : doui | 04.02.2009

@Grom encore heureux qu'ils se soient limité à la rétention de notes, mais c'est pas sous prétexte que c'est un moindre mal qu'il ne faut pas réagir. S'ils venaient à supprimer les examens ou les cours s'en s'être mis en grève, je réagirais avec la même violence.

Comme je viens de le dire (mais je n'avais pas vu les 2 derniers commentaires avant de poster), ça ne me gène pas, tout du moins sur le plan éthique, qu'un prof fasse grève et que ça ait pour conséquence la suppression des cours ou la rétention des notes, mais dans ce dernier cas elle ne se justifie qu'en cas de grève continue.
Non ce qui me gène c'est la rétention de notes sans autre forme de concession.

Mes excuses aux vrais torturés et leurs familles, mais ne réduisons tout de même pas le préjudice subi à néant, tout le monde ne vient pas de finir ses exam, et si comme vous dites ils ont l'intention de finir par les communiquer alors c'est complètement ridicule comme moyen de lutte. Tout comme les "journées d'action" et où après tout le monde reprend le boulot comme si de rien était ...

Ecrit par : doui | 04.02.2009

corbion lycette > Et alors ? A Toulouse 1, le président prend ses responsabilités !!? Bonne nouvelle.

Quant aux propos que vous relayez, on retrouve bien là la marque d'un étudiant bêtement gauchisant. Il préfère discuter avec des gens déjà convaincus et censurer les autres. Tout cela sous prétexte de préserver la salubrité publique. Espérons que ce genre de zigoto n'arrivera pas au pouvoir parce que la démocratie risque d'en prendre un coup !

Ecrit par : Juvenal | 04.02.2009

@doui
@Juvenal
Je suggère un peu de lecture. Mais effectivement, attention, le type qui a écrit le texte est gauchisant...

http://www.darmaisin.com/?p=493

Ecrit par : Darmaisin | 04.02.2009

@ tous ceux qui sont effrayés par un retour des gauchistes dans les fac
1) Merci de politiser un débat qui ne l'était pas mais que vous rendez politique, ça c'est déjà drôle, vous avez tous besoin de raisonner en terme de clivages...

2) Les facs de droit, c'est bien connu, sont des repères de gauchistes... ça s'est encore plus drôle... Là j'ai vraiment du mal à m'en remettre.

Un peu de rire (outre les contributions de M. Le Renne) dans ce débat ça fait du bien. ;-)

Ecrit par : Thémis | 04.02.2009

@doui : Ma mesquinerie étant sans limite, je me permets d'observer que... le groupe "pour le retrait du projet de décret" a désormais plus d'adhérents que le groupe "contre la rétention des notes". Il me faut cependant admettre qu'il reste très en-dessous des effectifs de "pour l'interdiction d'applaudir à l'atterrissage"...

Ecrit par : Dimitri Houtcieff | 04.02.2009

@Juvenal, à Toulouse "vérité en deçà de la Garonne, erreur au-delà". En effet le Président d'UT3 (Paul Sabatier) quant à lui libère notamment l'ensemble de son personnel demain après-midi et reporte cours et TD pour que le plus grand nombre aille manifester. Un autre sens des responsabilités ?

Ecrit par : corbion lycette | 04.02.2009

@Dimitri Houtcieff
Puisque vous me piquez au vif, je vais dès à présent rejoindre le groupe contre la rétention des notes et m'employer à ce qu'il dépasse le votre. Pourtant je n'ai rien contre votre groupe, au contraire, mais si je développe on va encore m'accuser d'utiliser un bouclier. Je préfère agir en toute bonne foi puisque tout le monde m'y exhorte et ne me servir que de l'épée ...

Notez bien que je ne l'avais pas encore fait car contrairement à ce qu'affirment certaines accusations, je n'essayais non pas de manipuler les foules, mais de raisonner les prof. Vous portez désormais la responsabilité de l'amplification du mécontentement étudiant 2.0 ...

Ecrit par : doui | 04.02.2009

Quelle lutte doui ! Je te souhaite bon courage et je pense qu'avec ce genre de méthode tu ira loin... Bien à toi ^^


L'autisme du gouvernement et sont mépris vis à vis des enseignant-chercheurs, des étudiants et IATOS oblige à des méthodes parfois regrettable. Rétentions de notes comme blocages d'université sont des actions enfantées par le refus du dialogue.

Brecht disait très bien "On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne parle jamais de la violence des rives qui l'enserrent..."

Ecrit par : Romain JAMMES | 04.02.2009

A toutes fins utiles, une vidéo instructive pour ceux qui ne connaissent pas vraiment la réalité de la situation.
http://www.youtube.com/watch?v=iyBXfmrVhrk
A combiner avec http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1878

Ecrit par : S. Darmaisin | 04.02.2009

pour info, la rétention des notes s'entend de la rétention ADMINISTRATIVE, un point c'est tout. On donne leurs notes aux étudiants, on les transmet pas à l'administration. C'est tout et c'est pas compliqué à faire.

Ecrit par : denis mazeaud | 04.02.2009

@ denis mazeaud: c'est ce que j'ai dit à mes collègues publicistes de Toulouse. Mais si l'anonymat n'est pas un problème chaque étudiant connaissant son numéro d'identification, en revanche ils ont souligné le problème des délibérations susceptibles d'influencer la note définitive et surtout un problème au moins local avec le CROUS de Toulouse, qui pour les bourses, aurait déjà exigé des étudiants des PV de délibérations en bonne et due forme. Si ces propos d'étudiants sont exacts (j'ai posé la question à mes propres étudiants, aucun ne m'a confirmé cette information)il faut vivement dénoncer cette attitude du CROUS

Ecrit par : corbion lycette | 05.02.2009

@ Lycette Corbion : ou dénoncer la rétention... (ce qui ne signifie pas dénoncer la grève !).

@ Félix Rome : il va sans dire que la rétention est simple pour les enseignants.

Ecrit par : Frédéric Lamourette | 05.02.2009

@ S. Darmaisin : la vision sarkosyste de la recherche est proprement ahurissante ; c'est une honte (de même que l'absence de réaction des présidents face à lui) ! Voir également celle de C. Barbier dans une autre des discussions, assez comparable. Je ne crois pas que ce dernier ait mis les pieds dans ces universités qu'il juge pourtant sans vergogne.

Rien que pour cela, il faut déjà se mobiliser. Il faut expliquer les véritables réalités de la recherche en France. Cette grève peut constituer l'occasion de mettre enfin les choses au clair.

Ecrit par : Frédéric Lamourette | 05.02.2009

Et les MASTER I vous y avez pensé à eux?

Sans notes,pas de M2!

A bon entendeur...

Ecrit par : Master I | 05.02.2009

@Master 1 : faut arrêter de faire passer de fausses infos comme ça... à Evry, on a jamais eu nos notes "définitives" avant les délibérations de juin et ça n'a jamais empêché personne d'obtenir un M2, loin de là...

Ecrit par : Ptite Clé | 05.02.2009

L'attitude de Denis Mazeaud est évidemment lamentable et mériterait d'être sanctionnée mais elle est surtout profondément vaine parce qu'on ne voit pas bien qui sera gêné par une simple rétention administrative, si ce n'est quelques étudiants ayant besoin d'une attestation officielle (CROUS, M2...)
Mais que sont-ils par rapport au confort de Denis Mazeaud !

Ecrit par : ER | 05.02.2009

A la fac de droit de Poitiers, on a une drôle de conception du principe d'égalité. De source étudiante, les L1 (uniquement)ont obtenu leurs notes, pour cause de réorientation ...

Alors sous prétexte que l'on peut démontrer un dommage direct et certain (en l'espece le probleme de la réorientation), tout d'un coup on peut faire une entorse? Quels sont les criteres ? Qui sont les juges ? Quid du dommage futur inéluctable (qui concerne l'ensemble des étudiants si la rétention est appelée a durer et elle l'est).

Ici on donne leurs notes aux L1, ailleurs on donne les notes aux étudiants mais pas a l'administration, pour les autres c'est rien de rien ... J'ai bien l'impression que les différentes fac naviguent a vue, au gré des révendicatiions étudiantes. Il devient urgent d'harmoniser le tout, par un retrait général des mesures de rérention, cela va sans dire.

Ecrit par : doui | 05.02.2009

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ...

Non, je ne renie pas mon réquisitoire contre la rétention de notes. Je suis toujours convaincu que c'est une mesure injustifiable et que c'est une véritable bombe à retardement, mais ce sera ma conclusion sur le sujet.

Simplement j'ai pris conscience (notamment grâce à des liens proposés sur ce blog) qu'il est temps me joindre à la lutte plus noble contre la tentative de démantèlement de notre université et de pointer l'épée en direction de l'ennemi commun.

Afin de marquer le coup et de boucler la boucle après avoir détourné votre sujet, je quitte le groupe "contre la rétention des notes" et rejoins le groupe "Pour le retrait du projet de décret relatif aux enseignants chercheurs".

Je m'en vais tenter de convertir mes anciens camarades de lutte ...

Ecrit par : doui | 06.02.2009

Avis aux mauvaises langues, un magnifique courrier (du moins du point de vue juridique) de la part du Président de l'université de Reims, qui fait le point sur la rétention de notes :
http://www.sauvonsluniversite.com/IMG/pdf/URCA_aux_enseignants.pdf

Ecrit par : doui | 14.05.2009

Cette lettre est une insulte à l'analyse juridique et un bel hommage à la mauvaise foi ambiante.
Comment peut-on à la fois parler de faute disciplinaire et de la règle du "service non fait", susceptible d'être couvert par la grève (et certainement pas ad perpetuam d'ailleurs) : c'est l'un ou l'autre, faute ou fait de grève

A ce sujet, certains d'entre nous décident déjà d'une nouvelle stratégie d'action et viennent de "lâcher" les notes et programmer les examens
ce n'est pas parce que nous avons entendu parler de ces prétendues menaces, ni parce que nous estimons qu'il ne faut plus se battre
mais parce que nous avons définitivement pris acte de ce que le Ministère se fiche éperdument de nos étudiants (comme de nous mêmes, mais cela va sans dire...), quoi qu'il clame le contraire à quel média complaisant veut l'entendre, et qu'il les sacrifierait sans états d'âme (ce que nous avons manifestement encore)
J'espère que nous n'avons pas eu tort.
Le combat continue, autrement, notamment contre les instances dirigeantes de l'Université (notamment son Président, souvent simple exécutant du Ministère contre toute logique d'autonomie)
Il est important dès avant les congés d'été que, dans chaque établissement, soit initié entre collègues un engagement collectif (type charte commune) de refus de soutien à toute mesure (collective ou individuelle) prise sur la base des réformes qui nuirait à la qualité de l'enseignement universitaire, et au temps de la recherche, et qui servirait (encore) à compenser le manque de personnel, notamment Biatos
Il faut tirer les conséquences du refus de créer les postes nécessaire et pire de la suppression des quelques existants : nous commencerons par ne plus plier sous la menace de disparition de telle ou telle formation (elle ne serait pas notre fait), d'effectuer un travail d'appariteur, en surveillant les examens où notre présence n'est pas justifiée par une quelconque exigence pédagogique, ou d'administratif en décachetant et/ou classant les copies par ordre alphabétique, en élaborant les emplois du temps, etc...
Ces tâches relevant d'autres métiers ou ces heures supplémentaires ne doivent plus être acceptées au motif (si commode pour ceux qui nous le resservent depuis si longtemps) que si on ne les fait pas c'est un collègue qui devra le faire : c'est fini, car le refus sera collectif (et tant pis pour ceux qui ne veulent pas s'y associer, après tout c'est leur affaire)
Renvoi de la balle aux responsables de tout ce beau gâchis : au Ministère qui nous prive des moyens nécessaires pour travailler décemment, et surtout à ce pour quoi nous sommes compétents et aux Présidents qui le soutiennent en pensant pouvoir faire payer la facture à nous ou à nos étudiants

n'oubliez pas
http://www.thamous.lautre.net/spip/spip.php?article1

Ecrit par : ECI | 15.05.2009

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.